‹ Histoire de la bûcheChapitre 31 sur 77 · STHUCTUHE DE LA TIGE · texte numérisé non relu

STHUCTUHE DE LA TIGE

va it* ni être un jour la France. Elles formaient la majeure partie de sombres forêts que n’a jamais égayées le gazouillement des oiseaux, où n’a jamais résonné le pas du quadrupède. La terre ferme encore u avait pas d’habitants. Seule, la mer nourrissait dans ses Ilots une population de monstres, moitié poissons, moitié reptiles, dont les flancs, en guise d’écailles, étaient vêtus de pavés d’émail. L’atmosphère était irrespirable sans doute, car elle contenait en dissolution, à l’état de gaz mortel, l’énorme masse de charbon devenue depuis la houille. Mais les Fougères arborescentes, ainsi que d’autres végétaux leurs contemporains, travaillaient à son assainissement pour rendre la terre ferme habitable. Files soutiraient à l’air son charbon dissous, l’emmagasinaient dans leurs feuilles et leurs tiges; puis, tombant de vétusté, faisaient place à d’autres et à d’autres encore qui poursuivaient sans relâche, dans leurs forêts silencieuses, la grande œuvre de la salubrité atmosphérique. L’épuration de l’air fut enfin accomplie et les fougères en arbre périrent. Leurs débris enfouis sous terre, a la suite des révolutions du Globe, sont devenus des lits d<* houille, où des feuilles et des liges, admirablement conservées de forme, se retrouvent encore aujourd’hui. Honneur donc à la vaillante race des Fougères, dont les générations sans nombre ont fait une atmosphère respirable, et mis en dépôt, dans les entrailles du sol, les assises du charbon de terre, richesse des nations.

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