L’ÉCORCE
celui de l’extérieur; et, chemin faisant, nous avons rencontré dans l’étoffe tout un magasin de drogueries. Singulier habit que cette écorce qui, dans scs poches, a de quoi occuper le parfumeur, le teinturier, le pharmacien, le tanneur, le chimiste et tant d’autres! Il nous reste à étudier le vêtement intérieur, le linge fin de l’arbre, c’est-à-dire le liber. Dans cette partie de sa toilette dérobée aux regards, l’arbre met toute son habileté de tisserand. Au dehors un manteau de bure lui suffit; à l’intérieur il lui faut la dentelle. Le liber se compose en effet de fibres lilamenteuses réunies en faisceaux, qui se rejoignent, se séparent encore, et dessinent des mailles occupées par les rayons médullaires, traversant de part en part cette couche de l’écorce.
Voici un lambeau de la dentelle du Marronnier. En f sont les libres soigneusement rangées; en r, les rayons médullaires qui plongent dans le bois leurs cloisons de cellules. Cette dentelle n’est pas, j’en conviens, d’une exécution irréprochable : le lil en est inégal, les mailles irrégulières. Nous faisons beaucoup mieux avec nos métiers. Mais n’oublions pas que le Marronnier conserve intact l’art primitif de ses ancêtres, que le modèle do son tissu remonte aux siècles les plus reculés du monde. Il savait depuis longtemps s’habiller de dentelle alors que nos pères, les Celtes, emmanchaient un caillou au bout d’un
Fibres du liber du Marronnier.
bâton, l'assujettissaient avec l’intestin d’un animal, et, ’ vêtus de leur arme, s’en allaient en guerre, se couvrant de gloire, c’est-à-dire faisant parler d’eux à la ronde. Inutile de dire comment on parle des gens qui vous assomment. A cette misérable époque, le Marronnier, pour sûr, était meilleur tisserand que l’homme. Depuis, l’arbre est largement dépassé dans son art, car lions avons pour nous la perfectibilité, ce levier qui de faiblesse fait puissance, et le végétal est rivé pour toujours à la même industrie, vieille comme sa race.
Chaque année, aux frais de la sève descendante, le liber s’accroît d’une dentelle qui se superpose à l’intérieur des précédentes. De là résulte pour cette partie de l’écorce une contexture feuilletée qui l’a fait comparer à un livre et lui a valu son nom. Il serait possible, en comptant les feuillets annuels du liber, de trouver l’âge de l’arbre; mais d’ordinaire ces feuillets sont trop serrés, trop minces, pour se prêter à un dénombrement.
Les libres du liber sont longues, souples et tenaces. La réunion de ces qualités nous les rend précieuses pour notre usage personnel. Nous nous habillons avec les dépouilles de la plante, nous nous faisons beaux avec sa friperie. La tête même nous tourne d’après le genre d’écorce à notre usage. La grande dame parée de lin se croit d’une autre race (pie l’ouvrière vêtue de chanvre. Ah! donnez-vous la main; oubliez orgueil et envie. Un peu d’écorce est-ce une telle affaire? Les tissus de luxe, batiste, tulle, gaze, dentelles, malines, sont empruntés à l’écorce
I/ÉCORC E.
du Lin; les tissus plus forts, jusqu’à la grossière toile à sacs, sont retirés de l’écorce du Chanvre. Il faut ici passer sous silence les tissus dont la matière première est le coton, parce que le Cotonnier, ce premier des fîlateurs, ne tient pas ses fibres textiles dans le liber, mais bien dans la coque de ses fruits.
Le Lin est, une plante annuelle, fluette, à petites fleurs d’un bleu tendre. Elle est originaire du plateau central de l’Asie. Aujourd’hui sa culture est très-développée dans le nord de la France, en Belgique, en Hollande. C’est la première plante que l’homme ait mise à contribution pour ses vêtements. Les momies d’Égypte, qui reposent dans leurs hypogées depuis trente et quarante siècles, sont emmaillottées de bandelettes de lin. Les fibres sont tellement fines, qu’une trentaine de grammes de filasse travaillés au rouet fournissent près de cinq mille mètres de fil. La toile d’araignée peut seule rivaliser de délicatesse avec certains tissus de lin.
Le Chanvre parait être originaire des Indes orientales. Depuis bien des siècles, il est naturalisé dans toute l’Europe. C’est une plante annuelle, d’une odeur vireuse, à petites fleurs vertes sans éclat, cl dont la tige, menue comme une plume, s’élève à deux mètres environ. On le cultive comme le Lin, à la fois pour son écorce ri pour ses graines appelées ehènevis.
Lorsque le Chanvre et le Lin sont parvenus à maturité, on en fait la récolte, et par le battage on en sépare les graines. On procède alors à une opération appelée rouis*
sage, qui a pour but de rendre les libres du liber facilement séparables du bois. Ces fibres en effet sont collées à la tige et agglutinées entre elles par une matière gommeuse très-résistante, qui les empêche de s’isoler tant qu’elle n’est pas détruite parla pourriture. Ou pratique quelquefois le rouissage en étendant les plantes sur le pré pendant une quarantaine de jours et en les retournant de temps à autre, jusqu’à ce que la filasse se détache de la partie ligneuse ou chènevotle. Mais le moyeu le plus expéditif consiste à tenir plongés dans une mare le Lin et le Chanvre liés en bottes. Il s’établit bientôt une fermentation qui dégage des puanteurs intolérables; l’écorce se corrompt, et la libre, douée d’une résistance exceptionnelle, est mise en liberté. On fait alors sécher les bottes; puis on les écrase entre les mâchoires d’un instrument appelé broie , pour casser les tiges en menus morceaux et les séparer de la filasse. Enfin, pour purger la filasse de tout débris ligneux et pour la diviser en filaments plus fins, on la passe entre les pointes en fer d’une sorte de grand peigne nommé serait. En cet état, la fibre est filée soit à la main, soit à la mécanique1. Le fil obtenu est soumis au lissage, et c’est fini : l'habit «le la plante a changé de maître; l’écorce du Chanvre est devenue de la toile, l’écorce du Lin est devenue une dentelle princière de quelque cent francs le pan.
FORMES DE LA TIGE
Les trois ordres d’architecture végétale. — Le malin derviche. — Le tronc. — Lois de la ramification. — Conséquences du dîner d’une chenille. — Le cercle des dévorants et des dévorés — Concurrence vitale. — Le plus beau privilège de l'homme. — Stipe îles Palmiers. — Le (ils unique de la maison. — Premiers colons des îles de Coraux.
• — Stephenson, inspiré du savoir de la paille. — Mathématique de la résistance à la rupture. *
La structure interne des liges est, peu variée. Nous avons décrit plus Inuit les t rois ordres fondamentaux de l’architecture végétale : l'ordre des arbres dicotylédones, qui bâtissent en cylindres ligneux emboîtés l’un dans l’autre; l’ordre des Palmiers, qui, dans un massif cellulaire, dis-
posent une charpente de piliers fibreux répartis au hasard; l’ordre des Fougères arborescentes, qui cerclent leur colonne cellulaire d’un rempart bizarrement sinueux de libres et de vaisseaux. Dans les trois ordres, les fibres et les vaisseaux sont minutieusement assemblés dans le sens longitudinal de la tige, jamais dans le sens transversal. Le mot il en est évident. Supposez un paquet de lils agglutinés. Vous pourrez le diviser aisément suivant la longueur; vous n’aurez à vaincre que l’adhésion des fils l’un à l’autre. Mais pour le rompre en travers, comme il faut casser les (ils et non les désunir, un effort violent sera nécessaire. De même, à cause de l’arrangement longitudinal de ses faisceaux ligneux, la tige se fend en long sans trop de difficulté, tandis qu’elle résiste en travers et ne cède qu’à l’action de la hache. Sous les efforts d’un coin enfoncé à coups de massue, une bûche se fend toujours en long, jamais transversalement. C’est précaution fort sage que cet arrangement des libres. Pour tenir têteau vent, qui tend à la casser en travers, la tige subordonne tout à la résistance transversale, (>l ne met qu’en seconde ligne la résistance longitudinale moins compromise.
Si, pour la structure interne, les tiges se rapportent a un petit nombre de types, si toutes même se ressemblent dans la disposition des libres et des vaisseaux relativement aux conditions de solidité, ('lies présentent dans leur configuration extérieure une grande variété. Nous allons examiner ici leurs formes principales» en commençant par les végétaux à deux cotylédons. On nomme tronc la tige du Chêne, du
K OH MES DE LA Tl CE.
Tilleul, du Sapin, par exemple. D'aspect, sévère et de constitution robuste, le tronc est l’apanage des géants du monde végétal. Sous les grandes ombres de ses brancbes noueuses, un trait vous frappe avant tout : c’est la sereine majesté de la force. Le tronc diminue peu à peu de grosseur de la base au sommet; supérieurement, il se divise en branches, rameaux et ramilles. Jusqu’où peut aller la ramification de l’arbre, étendue chaque année par de nouveaux bourgeons? Nous allons le voir, mais auparavant, écoutez une histoire : « 11 y avait autrefois un roi des Indes qui s’ennuyait beaucoup. Pour le distraire, un derviche inventa le jeu d’échecs. Connaissez-vous ce jeu? Peut-être non. Eh bien, sur un casier, dans le genre de celui du jeu de dames, deux adversaires rangent en corps de bataille, l’un blanc, l’autre noir, des pièces de diverses valeurs, pions, fous, cavaliers, tours, reine et roi. L’action s’engage. Les pions, simples fantassins destinés à cueillir, comme toujours, la première part de gloire et de horions, cscarmouehent d’abord entre eux. Ils tombent en braves sur le champ de bataille : le roi les regarde s’exterminer, retenu par sa grandeur loin de la mêlée. Maintenant la cavalerie donne, sabrant à tort et à travers; les fous même guerroient avec un enthousiasme en rapport avec l’état de leur cervelle, et les tours ambulantes s’en vont d’ici de là protéger les flancs de l’armée. La victoire se décide. Du côté du camp noir, la reine est prisonnière; le roi a perdu ses tours; un cavalier, un lou, font des prodiges de valeur pour lui ménager une fuite. Ils succombent. Le roi est cerné, la partie est perdue.
« Ce jeu savant, image de la guerre, plut beaucoup au royal ennuyé, qui demanda au derviche quelle récompense il désirait pour son invention.
« — Lumière des croyants, répondit l’inventeur, un pauvre derviche se contente de peu. Vous me donnerez un grain de blé pour la première case de l’échiquier, deux pour la seconde, quatre pour la troisième, et vous doublerez ainsi toujours le nombre de grains jusqu’à la soixante-quatrième case. Avec cela, je serai satisfait. Mes pigeons bleus auront du grain pour quelques jours.
« — Cet homme est fou, se dit le roi; il aurait droit à de grandes richesses, el il me demande quelques poignées de blé. Puis se tournant vers son ministre : Comptez dix bourses de mille sequins à cet homme el faites-lui donner dix sacs de blé. Il aura au centuple le grain qu’il me demande. .
« — Commandeur des croyants, reprit le derviche, gardez les bourses de sequins, inutiles à mes pigeons bleus, et donnez-moi le blé comme je le désire.
« — C’est bien. Au lieu de dix sacs, tu en auras cent.
« — Ce n’est pas assez, Soleil de justice.
« — Tu en auras mille.
f( — Ce n’est pas assez, Terreur des infidèles. Les cases de mon échiquier n’auraient pas toutes leur compte.
« Cependant les courtisans chuchotaient, étonnés des singulières prétentions du derviche, qui, dans le contenu de mille sacs, ne trouvait pas son grain de blé doublé soixantequatre fois. Impatienté, le roi convoqua les savants pour faire, séance tenante, le calcul des grains de blé deman-
FORMES DE LA TIGE
des. Le derviche sourit malicieusement dans sa barbe, et >se retira avec modestie à l'écart en attendant la fin du (calcul. Et voilà que sous la plume des calculateurs, le ch i f- Ifre s’en lia it , s’enflait toujours. L’opération terminée, le chef des savants se leva : « Sublime Commandeur, dit-il, « l’arithmétique a prononcé. Pour satisfaire à la demande « du derviche, vous n’avez pas assez de blé dans vos gre- ■ « niers. 11 n’y en a pas assez dans la ville, pas assez dans « tout le royaume, pas assez dans le monde entier. Avec « la quantité de grain demandée, toute la Terre, mers et « continents compris, serait couverte d’une couche conli- « nue d’un travers de doigt d’épaisseur. »
« Le roi se mordit la moustache de dépit; et dans l’impuissance de lui compter son grain de blé, il nomma premier visir l’inventeur des échecs. C’est ce que désirait le derviche malin. »
Ln nombre, même fort petit, lorsqu’il éprouve une série de multiplications par le même chiffre, est semblable à la pelotte de neige qui grossit à vue d’œil en roulant et devient bientôt la boule énorme que tous nos efforts ne peuvent plus remuer. Refaites le calcul des savants de 1 Inde, doublez l’unité soixante-quatre fois; si la patience ne vous fait pas defaut en chemin, vous arrivez à un nombre formidable, à un nombre de vingt chiffres. Appliquons ces données arithmétiques à la loi de ramification des arbres. Un rameau produit plusieurs bourgeons, dix, quinze, vingt, par exemple. Soyons 'très-réservés ; ne lui en supposons que deux, et cela chaque année. Dans cette sup-
m HISTOIRE DE LA BUCHE.
position, la tige mère produira deux bourgeons, qui deviendront rameaux la seconde année et donneront à leur tour naissance à deux bourgeons chacun. Il y aura de la sorte quatre rameaux de nouvelle formation la troisième année; huit, la quatrième; seize, la cinquième; et ainsi de suite toujours en doublant. Inutile de poursuivre le calcul : le fameux grain de blé du derviche nous apprend ce que deviendrait un arbre invariablement ramifié d’après cette loi. Dans moins d’un siècle, il couvrirait la Terre entière; l’atmosphère n’aurait pas assez de large pour lui seul.
La couleuvre doit iliner.
La fécondité de l’arbre doit alors être maintenue dans de justes limites par une force antagoniste, par la mort,
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rqui, de concert avec la vie, équilibre les êtres et substitue ll’ordre, la variété, la vigueur à l'encombrement monotone cet décrépit. Beaucoup de bourgeons sont appelés à l’cxisttcnce; bien peu parviennent à vivre: ils périssent meurtris ipar le froid, détachés par le vent, ravagés surtout par d’animal. La chenille doit dîner, rien de plus juste; et le Ibourgeon est impitoyablement sacrifié. Mais la mésange doit dîner aussi, et la chenille périt; la couleuvre doit dîner et la nichée de la mésange est engloutie par le reptile; l’autour doit dîner, et la couleuvre est. déchirée par les
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Encore un qui doit riincr.
serres de l’oiseau de proie; d’autres doivent dîner encore, qui mangeront I autour et serviront eux-mêmes de pâture,
jusqu’à ce que se ferme, pour recommencer encore, le cercle fatal de dévorants et de dévorés, où la plante est toujours la première victime. La nature se nourrit de sa propre substance, elle se dévore elle-même. Une vie perpétuelle découle d’une perpétuelle mort. Mais au banquet universel des êtres, les mangeurs sont le petit nombre; les mangés, la multitude. Telle est la suprême raison qui donne à la nature une fausse apparence de stérile fécondité, et pour conserver un lui fait créer cent mille.
Un petit nombre de bourgeons seulement échappe aux causes de destruction. Ce n’est pas tout encore : il ne suffit pas aux survivants d’être saufs de la dent de la chenille et des meurtrissures du froid, il leur faut maintenant soutenir contre leurs voisins l’implacable concurrence de la vie, où le plus fort étouffe le plus faible, afin que la race, retrempée aux sources vives d’une épreuve sévère, ne puisse dégénérer. L’homme, ennobli par la morale, l’homme, plus grand encore par le cœur que par l’intelligence, seul entre tous les êtres, sait compatir aux misères de ses semblables et mettre sa force au service de leur faiblesse. Sublime privilège, qui fait aux yeux de Dieu notre plus grand mérite! Partout ailleurs, la lutte est sans pitié; le faible doit périr. Malheur alors aux bourgeons qu’une position défavorable empêche de se faire à temps leur part de sève et de place au soleil. Affamés, étouffés par les autres, les pauvres déshérités sont rayés de la communauté végétale.
Avec les bourgeons épargnés le tronc se ramifie; et,
FORMES DE LA TIGE
•suivant l’cspècc, adopte pour scs branches tel ou tel autre ; arrangement. Le Chêne et le Tilleul disposent leur branchage en dôme de verdure; le Saule pleureur fléchit, ses llongs rameaux en chevelure traînante ; le Cyprès, le Peuplier, dressent les leurs vers le ciel ; le Sapin les couche I horizontalement en étages superposés.
Si, pour être contenu dans des limites convenables, le tronc doit tous les ans perdre une bonne part de sa famille trop nombreuse, il y a par contre d’autres tiges qui ne portent qu’un seul bourgeon, mais énorme et d’une exceptionnelle vigueur. C’est le fils unique de la maison; comment ne serait-il pas choyé à l’excès? La tige lui donne toute sa sève ; elle ne vit que pour lui. Des précautions minutieuses sont prises pour conserver cet unique rejeton, espoir de l’arbre, qui sans lui périrait. La chenille peut venir; le bourgeon ne la redoute guère. Un rempart de grandes feuilles coriaces avec palissade de robustes piquants, le mettent à l’abri de la bête goulue. Et puis serait-il un peu brouté, que lui importe? Il est si gros. Ou appelle slip es les tiges de grandes dimensions à un seul bourgeon, comme celles des Palmiers et des Fougères arborescentes. De pareilles tiges ne se ramifient pas. Legros bourgeon qui les termine les allonge d’année en année sans leur former des branches. Un port élancé, une flexibilité gracieuse caractérisent le stipe. C’est une élégante colonne, à peu près d’égale grosseur d’un bout à l’autre et couronnée par un grand faisceau de feuilles, au centre duquel est l’unique bourgeon.
Le Pandanus.
réserve ; et rarement, dans ce cas, ils donnent à leur tige „ne grosseur assez considérable pour mériter le nom de
l‘JU HISTOIRE HE LA BUCHE.
Beaucoup de végétaux monocotylédonés, trop pauvres malgré le luxe inouï qu'ils affichent parfois dans leurs Heurs, ou plutôt, trop follement prodigues pour suffire à l’éducation d’une famille nombreuse, se contentent d’un seul bourgeon et adoptent, pour leurs tiges, la forme simple de leurs chefs de file, les Palmiers. Quant à ceux qui se ramifient, ils 11e le font en général qu’avec beaucoup de