‹ Histoire de la bûcheChapitre 38 sur 77 · IG · texte numérisé non relu

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de la part de la foule exploitée, une belle dose d’astuce de la part du druide exploitant, suffiraient peut-être pour

Hameau de Gui, grandeur naturelle.

expliquer ce point de botanique. On explique tant d’autres choses par ces mêmes considérations! Aujourd’hui, loin de l’honorer, on le pourchasse à cause du tort qu’il porte aux arbres fruitiers.

Bref, le Oui vit en parasite sur les branches du Chêne, de l’Amandier, du Pommier e! autres. Il plonge sa racine dans le bois de la branche nourricière, l’y incorpore solidement et désormais s’abreuve de la sève de l’arbre. Ses

I, A ISA Cl N K.

baies sont blanches et pleines d'un suc visqueux. Les grives, qui en sont friandes, en emportent quelquefois les graines collées aux pattes ou au bec. I n de ces oiseaux se pose sur un Pommier, la patte engluée des baies du Gui. La grive frotte la patte contre la branche, et la semence de l’arbuste parasite se trouve collée au Pommier, tantôt sur le haut de la branche, tantôt sur le côté ou même en bas, suivant la manière dont l’oiseau se sera frotté. Bientôt la graine germe, et, sans hésitation aucune, elle dirige sa racine contre la branche, de haut en bas lorsqu’elle est au-dessus, de bas eu haut lorsqu’elle est au-dessous, latéralement lorsqu’elle est par côté. Quant à la tige, elle prend une direction exactement inverse. Ici l’évidence est complète : la jeune plante discerne et choisit, elle sait où se trouve la branche, où doit plonger la racine, et l’air, où la tige doit aller. Il y a donc chez les végétaux comme une obscure ébauche de l’instinct de l’animal. Par des moyens qui nous échappent, ils reconnaissent les milieux qu'ils doivent habiter. Quelques-uns, destinés à vivre en parasites dans une position quelconque, modifient la direction de leur tige et de leur racine suivant la manière dont la graine s’est trouvée placée au moment de la germination. Les autres, beaucoup plus nombreux et organisés pour vivre implantés dans le sol, dirigent invariablement leur racine de haut en bas et leur tige de bas en haut. Sous la domination de cette tendance inflexible, ils sont assurés de ne pas se méprendre, à moins que, chose trop rare pour eu tenir compte, les conditions naturelles se trouvent ren-

versées. La tige eu montant, la racine en descendant, trouveront, la première le grand jour, la seconde la fraîcheur et l’obscurité du sol.

D’une manière générale, la racine est donc la partie descendante de la plante; et la tige, la partie ascendante. La ligne idéale, assez indécise, où la plante cesse d’être tige pour devenir racine, prend le nom de collet. La racine affecte diverses formes qui se ramènent à deux types fondamentaux. Tantôt elle se compose d’un corps principal ou pivot, qui donne naissance à des ramifications à mesure qu’il plonge plus avant dans le sol. On lui donne alors le nom de racine pivotante. Cette forme appartient aux dicotylédonés. Tantôt elle comprend une touffe, un faisceau de

llacine pivotante. ttacine fascieolfe.

divisions simples ou ramifiées, qui, nées à la même hauteur, marchent à peu près de pair en importance. La disposition en faisceau lui a valu le nom de racine fasciculée.

LA RACINE

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