‹ Histoire de la bûcheChapitre 44 sur 77 · M IIIST01 P. E DE LA BUCHE · texte numérisé non relu

M IIIST01 P. E DE LA BUCHE

testable engeance! Que l’agriculteur cesse une année de le

pourchasser de ses champs à grands renforts de charrue,

de herse, de fourche, d’extirpateur à mâchoire de fer, et le Chiendent, multiplié à l’infini, aura tout envahi de ses tenaces coulants.

Revenons au Fraisier. D’abord les rejetons établis autour de la plante mère sont reliés a celle-ci par les stolons. 11 y a communication des colonies à la métropole, afflux de sève du vieux plant vers les jeunes. Tôt ou tard, ces derniers se sentent assez forts. L’assujettissement à la souche mère leur pèse. Ils veulent vivre de leur propre vie, s’abreuver à la sève élaborée par eux-mêmes. Dès ce moment, les relations sont supprimées ; les coulants se dessèchent, désormais inutiles, et chaque pousse devient un Fraisier indépendant. — Lorsque, en 1081, quelques enthousiastes, lassés des tracasseries politiques qui les empêchaient de prier Dieu comme ils l’entendaient, quittèrent l’Angleterre sous la conduite de Guillaume Penn pour défricher les sombres forêts de l’Amérique du nord, une colonie fut fondée, longtemps sous la tutelle écrasante de la mère-patrie. Un siècle plus lard, la colonie se compta. Elle pressentit en elle de grandes des-

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