CCCXXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
Des postes furent aussitôt placés ; un milicien alla rendre compté verbalement du suceës au marquis de Bellegarde et lui demander des ordres ; sa seule réponse fut qué ces sortes de rapport étaient à fournir par écrit, Entre temps on recherchait le canon qui avait tiré deux jours auparavant contre Rocca Barhona ; des miliciens ayant prétendu qu'il était caché dans une grange au-dessous du Pelle grino, quelques tirailleurs y forent envoyés ; ils y firent trois pri= sonniérs.
Bientôt des renforts arrivérent aux Français, on les vit se ras= sembler sur lu route de Pellegrino à Triora ét faire des préparatifs d'attaque ; un nouveau rapport était alors envoyé au marquis de Bellegarde et des ordres lui étaient demandés ainsi que des renforts tant en hommes qu'en munitions. Tout fut disposé pour soutenir l'attaque de pied ferme, chaque corps était rangé selon son rang de bataille.
Vers 7 heures les Français s'avancèrent en deux colonnes ; pendant deux heures, tout se bornu à une vive fusillade. Le général français n'avait aucun intérêt à brusquer l'attaque ; tandis que le combat de front retenait l'ennemi, une autre colonne, débauchant de Triora, s'efforçait de le tourner sur su gauche et de lui couper sa ligne de retraite.
Sur le Pellegrino, la situation commençait à devenir mauvaisc pour les Piémontais, les munitions leur manquaïent, dèux capitaines étaient tués; « pressé par les représentations de tots les officiers qui lui exposnient l'impossibilité de se maintenir plus longtemps dans ce poste », et ébranlé surtout par l'annonce de l'apparition d'une colonne française sur sa gauche, Saint-Michel ordonnait la retraite.
Elle se Bt par échelons : « li moitié dut se rendre à la Roche Barbot, et moitié sure sommet qui la domine pour renforcer la garde de ce poste, et le protéger eontre de nouvelles attaques ».
À son arrivée à Rocca Barbona, Saint-Michel y trouvait l'ordre de se retirer de cv point dès que l’on n'aurait plus de craintes à avoir sur l'ennemi de ce côté, Les pertes piémontaises étaient assez considérables, éinq tués, quarante blessés et trente et un égarés où prisonniers,
Une compagnie du régiment des gardes demeurnit à Rocen Barbona.
Dans la soirée la tourmente devenait si grande que son chef « risquait d'y périr s'il s'obstinait à y rester », 11 obtenait alors l'au* torisation de se retirer sur la Saccarella, mais « il devait retourner