CCCOXXVIIL CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
refus du comte de Radicati et l'échec du comte de Saint-Michel, il né restailaux Piémontais d'autre parti à prendre que celui de se fortilier, |
Un conseil de guerre était assemblé dans la nuit du 25 au 26; tous les commandants de corps y étaient appelés ot l'on décidait, sur la réclamation du lieutenant-colonel, comte Saint-Sulpice, commandant le 2° bataillon des gardes, qu'il occuperait la redoute, comme poste d'honneur, avec deux compagnies de Belgioso, le reste du régiment étant sur le prolongement de la gauche qui tenait à col Ardente (1).
Ces dispositions parurent au capitaine Maulandi peu appropriées au terrain, À son avis, l'ennemi ne manquerait pas d'attaquer par les bois de la di , déji une colonne prenait cette direction ; en conséquence, il priait le comte Radicati de les modifier. Celui-ci ayant fait des difficultés pour ÿ consentir, Maulandi le prévenait qu'il allait en informer par éerit le général Colli,
A g heures 1/2 un rapport expédié de Fels Jui fait connaître la situation ; les troupes françaises ne font aucun mouvement à Marta ; vers 3 heures 1/4 le Pellegrino a été attaqué et repris, les Piémontais se sont ropliés sur le poste avancé de Barbon,
#« Duns ce moment, ajoute Maulandi, les ennemis font un mouve= ment sur leur gauche vers la Barcone ; nous ne sommes pas dans le cas de veiller au vallon de Rio Secco et de Lugo, par où l'ennemi pourra entreprendre de ce côté » (2). Le brouillard étant très épais, il a été recommandé de porter des patrouilles au poste avancé de Mappa.
À 11 heures, un second rapport confirme les mouvements des Français sur leur gauche. Pour s'y opposer, Maulandi insiste sur la nécessité de réconnaitre dans ln vallée de Rio Secco une position qui barre le chemin de la Croix et du col de Geron. Got précaution lui paraît d'autant plus indispensable que, de la Mappa, où siguale les travaux des Français à Marta où ils établissent des espin-
es.
11 résultait de ces renseignements que nous étions décidés’ 4 soutenir Marta, autrement l’on n'y aurait pas amonë de canons, et d'autre part que la direction de notre attaque menaçait surtout li droite piémontaise, Aussi, en joignant à cette dépêche un mémoiré où il développe ses idées sur la défense de Fels, Maulandi pro= pose-t-il de réunir à la droite de ln redoute la plus grande partie des forces piémontaises.
{1} Mantandi, Aefation, page 153.
(x) Maulandi à Calli, éfation, ÿ heures 1[» du matin, page 165.