‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 118 sur 204 · CCGXXXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CCGXXXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

lorsque heureusement le comte d'Aglian faisait renoncer à ce funeste parti en annonçant l'arrivée du général (1). En chemin, Colli apprenait l'enlèvement de la redoute ; il se refusait à y croire et dchait de ramener tous les fuyards, mais il ne put y parvenir, ceux-ci se jetant à droite et à gauche des chemins et tous s'enfuyant vers La Brigue (2).

Golli ordonnait au capitaine d'Andreis de se rendre dans ce vil= lage, d'y réunir tousles fuyards et de les placer sur la hauteur San Salvador, lui-même continuait sa route, et telle était la débandade qu'il cenignait de ne trouver personne. À son arrivée, les Français fusillaient déjà, du plau de Linaire, avec les postes avancès. « L'enlévement de Fels n'aurait point tiré à conséquence si les trous pes s'étaient arrêtées à In Praya, comme elles devaient naturelles ment le faire », mais, voyant leur découragement, n'ayant aucune réserve, et désespérant de rumener les fuyards, Colli donne l'ordre dle la retraite, On tiendra toute la journée à col Ardente, « en soute= naut à outrance la cime fortifiée del Bosco qui en appuyait ln droité », ct « on se retirer ensuite pendant la nuit sur la haute cime delle Saccarella qui en couvrait la gauche » (3). Aucune atta= que ne se produisait au grand étonnement de Colli qui n'en découvrait pus la cœuse ; il se décidait alors à retourner à La Brigue où, il était à » heures.

Atiaque de la cime del Bosco. — A droite, les Français venaient d'essuyer un échec. Comme on l'a vu, Masséna avait fait suivre l'ennemi en retraite par quelques lirailleurs et s'était porté sur sa droite à l'attaque de la cime del Bosco.

< Ceute cime est formée par ane grande masse de rochers irrégus lièrs ayant plusieurs parties inaccessibles et les autres d'un difficile accès ; on ne pouvait monter qu'un à un et par celle qui faisait face à la ertte venant de Fels ; elle avait été fortifiée par un parapel de gazon à l'épreuve des piéces de montagnes, qui suivait la figure du roc, eu rasait entièrement les bords, afin de ne point laisser de prise à l'ennemi pour l'escalader, formant comme la moitié d'une tour où était placée une pièce de montagne, le pied était sans défense : on n'avait pu pratiquer que quelques bouts de retranche= ments aux parlies latérales d'où l'on battait le terrain en avant it une certaine distance du pied de la roche » (4). Le jour de l'attaque.

(1) Malaussens, Journal historique, page 38.

ia) Relation de d'Andreis, page 370.

(3) Journal de Malansrena, page 28.

14) Journal de Malausrena, page 29.

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