CCGLXIL CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
commandant le régiment de Turin, signalait également dés forces considérables françaises. Dans la journée, le comte Vital envoyait plusieurs fois demander des instructions à Saorge sans en rocevoir de réponse. Au comte Fresia, qui s'était adressé à lui pour en obtenir des ordres dé conduite « surtout en cas que le fort de Saorges fût pris », il écrivait « qu'il n'en avait reçu aucun, qu'il était dit de se défendre à outrance et que, en cas dé malheur, il pouvait gagner la hauteur et le joindre », Cet ordre était parfaites ment logique; en se retirant par Marta, le 2* bataillon de Turin couvrait le côté est de la redoute, En même temps il adressait « un rapport exact et bien cireonstancié » à Saorge.
Vers trois heures, on apprenait que le col Ardente était enlevé et Saorge pris ; un officier expédié pour s'en assurer confirmait le fait ; il ajoutait que le bataillon de Turin avait évaent Comagna/ à ée qu'il semble sans être attaqué, uniquement, comme l'écrit le colonel Krebs{1),ä la suite de la retraitedes volontaires Pandini, où peut-être après avoir eu évnnaissance de l'évacuation de Saorge,
À 4 heures, le comte Vital recevait ordre d'abandonner Marta à la nuit tombante et de se replier sur Tende (2). Il était déjà trop tard.
A 3 heures, Macquard apercevant des mouvements de retraite de l'ennemi, peut-être ceux du 2 bataillon de Turin, donnait de luimême l'ordré d'attaque, sans que le général Damerbion, demeuré à Breil, y ait été pour rien. Le général Dallemague, commandant le camp de Beolet, devait attaquer l'Aution et Millefourches; l'adjudant-génèral Jardin, commandant le camp de l'Agnon, se dirigeait sur la droito de la redoute de Marta, tandis que le général Barquier, commandant celui de la Giandola (8), y marchait de fronts
La défense des Piémontais fut très habile, À la Croix de Gan, les deux compagnies se maintennient une heure et demie; tournées par une colonne, qui s'est rendue mattresse de Laatorasct et de l'Antonna, elles se repliaient sur la grande redoute de Marta en perdant leur canon ; cette retraite Mait protégée par la compagnie colonel d'Asti postée « à la butte qui domine la Croix de Gan»% elle demeurait en position jusqu'à ce que la compagnie de la grange Rostagno eût pris position en arrière du camp du Ciot de Martx,
41) Krebe et Moris, page Go,
(3) Relation du cout Frojus, 14 mai, page 30-81.
(3) Renseignements fou par Macqu: 9 Horéal, page 353. C'ést du moins ainsi que nous comprenons l'expression s la redoute fut emportée:2, ps les troupes de l'adjudant général Jardin qui l'attaquaient par s08 Bane
ment, Jardin, partant de l'Agnon, Barquier, de In Gisndolx, si agi par Antonns. comme l'admet Krebs ipage 63), il > aurait eu crolsment de colonnes,