‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 148 sur 204 · CDIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CDIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

la garde du col de 200 hommes ; il n’en décidait pas moins d'attsquer après avoir laissé réposér sa troupé pendant une heure ét demie,

Les Piémontais prétendent qu'il y eut surprise ; le général Garnier au contraire donne des détails trés précis sur ce combat. La troupe fut partagée eu deux colonnes ; celle de droite était com mandée par le général Monleau, celle de gauche était forte d'une compagnie franche de 100 hommes ct de 200 grenadiers ou chasseurs ; « après avoir marché pendant plus d’une heure dans la neige, jusqu'à la ceinture » on arrivait en face dés postes avancés ennemis, qui se repliaient sur le col. « Une fusillade terrible » s'engageait avec la garde qui tenait ferme, tandis que le feu d'un poste de 30 hommes placé sur un rocher presque inaccessible à droite nous inquiétait « plus que celui du col même ». Garnier ordonnait à sa colonne dé gauche de les chasser, Nos braves soldats “le Fusil ea bandoulière, en s'aidant de leurs mains et de leurs bafonuettes » parvenaient à gravir une position d'où l'on pouvait combattre les Piémontais « perchés sur ce roc formidable s. En mème temps la pièce de 3 entrait en action ; profitant de la surprise qu'elle oceasionnait, Garnier faisait battre la charge et enle= vait enfin le col après un combat de deux heures qui nous, coûtait 5 tués et 8 blessés

Le marquis Colli avait été informé de In reconnaissance du 8} leg, à 8 heures du malin ; d'autre part, ses espions lui signa, lnient un renforcement considérable de nos forces, à la Madone ily aurait eu 1.200 hommes dont huit compagnies de greuadiers ÿ il se portait alors au secours du col de Fenêtres. 11 y avait au Prayet la moitié du régiment de Mondovi et 120 milices qui lächaient prise : à 2 heures, le marquis arrivait au Prayet, le col était déjà perdu ; « il empéchait une entière déroute », mais ne jugeait pas possible de tenter un nouvel effort, le bataillon de Mondovi étant réduit & 150 hommes,

Le marquis de Colli avoue une perte de 43 hommes, dont bles sès revenus du col et 36 prisonniers ou égarés (1).

Afin de garder le col, le général Garnier y élevait de suite des baraquements et y plaçait une pièce de canon (2).

Le lendemain, le général Sérurier se rendait maître du col dé Sainte-Anne. Averti par un déserteur de Christ (3), il poussait dés

{3 Colli, Rapport, page 467.

(2) Dumerbion au comité, 10 mai, page 461, (3) Tornelli à Colli, »1 mai, page 405

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