‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 149 sur 204 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

1. Rapports politiques entre ee Piémont et l'Autriche: — Situation du Piémont.

Les alliés n'avaient rien compris au mouvement rétrograde du général Mouret ; les uns croyaient que les bruits d'une ataque prochaine qui s'étaient répandus à In suite dé le marche du règiment de Saluces et des bataillons de grenadiers en était cause ÿ l'archiduc, au contraire, l'attribuait au mouvement en avant des Autrichiens, qui avaient poussé leurs avant postes jusqu'à Cairo ; pour le moment, on était donc tranquille de ce côté,

Au contraire, l'entrée des Français dans In vallée d'Aoste cansnit de vives inquiétudes; alors qu'en sa qualité d'officier, le général Stain aurait dû montrer de l'énergie, il ne cessail de se lamenter, de répandre de l'inquiétude, « disant que c'était très sérieux, que la Lombardie était pordue » ; ce qui permettait au prince de rappe= ler à l'empereur les consoils qu'il lui avait donnés, « de profiter de l'hiver pour tout arranger préalablement pour toute la campagne, et qu'il fallait méttre aux passages principaux de bonnes troupes de l'empereur, ne pouvant se fier à celles du roi de Sardaigne » ; on le général Stain n'avait cessé de soutenir qu'il ne se produirait rien avant la fin de juin (1).

La demande de secours du roi (2) mettait le prince dans une situation très difficile. Le général Wallis, à son retour de Turin, l'avait informé que Victor Amédée avait pris la résolution de « jeter partie de ses troupes dans les forteresses et, avec le reste, de combattre l'ennemi s'il en approchait ».

Or, une fois la garnison des places fouraie, il ne resterait plus rien pour lultér en rase campagne, et, après les échees subis en

(1) Archidue à l'empereur, 30 avril, Supplément, page 65. Arehidue à l'empereur, & pplément, pare 57.

12) Le roi à idue, page 398.

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