‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 150 sur 204 · CDVII CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CDVII CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

M. de Trevor, de retour à Turin, avait renouvelé ses instances pour obtenir l'appui du corps autrichien, En lui écrivant, l'archiduc se bornait à une réponse évasive ; « il s'arrétait en revanche sur la flotte anglaise et la nécessité qu'il y aurait à nettoyer et garder les côtes maritimes du Génois ». C'était le langage adopté lors de l'audience (1).

Lé 5 mai, M. de Revel était acerédilé auprès du général Wallis, pour servir d'intermédiaire entre lui et le gouvernement piémontais (2). Le même jour, M. Elliot arrivait à Milan muni des pleins pouvoirs et des instructions du roi d'Angleterre « prétendant de vouloir combiner les moyens de défense de l'Italie» (3). Cette expression de l'archidue montre bien que, dans son esprit, avant même que In négociation fût commencée, elle serait vaine ; le 6, M. de Trevor rojoignait son collègue. En quittant Turin, l'ambassadeur anglais n'avait pas fait mystère de ses projets ; et il avait prévenu M. de Gherardini « que l'objet de son voyage était de concerter avec les susdits ministres de sa nation les moyens efficaces de défeadre ce pays, et, de déterminer enfin S. À. R. l'archidue à ce but salutaire, léquel manqué, il s'ensuivrait l'invasion de l'Italie et la prolongation de la guerre » (4).

I pensait que l'Angleterre pourrait y concourir, après ln prise de Bastia, en envoyant dans la péninsule les forces anglaises occupées dans l'ile, 2.000 hommes et 300 chevaux, ainsi que 6.000 Napolitains à sa solde, Sans parler du peu de valeur militaire de ces deroières troupes, il était peu probuble que la cour de Naples consentit à s'en priver, lorsqu'une révolution venait d'éclater dans ses états, et elle avait saisi cé prétexte pour ne pas consentir à la demande de secours que l'Empereur lui avait adressée, Tout l'appui que l'Angleterre pouvait prêter 4 la cause commune, se réduisait done à ce faible secours, car, même avec sa flotte maîtresse de Ja mer, elle prétendait ne pouvoir interrompre actuel= lement les convois français le long des côtes, ni même transporter les 6.000 hommes, parce que l'escadre n'était composée que de gros navires. Pour y réussir, il lui était nécessaire d'occuper un port sur le littoral et incidemment, comme élant « une idée à lui », M. de Trevor demandait « s'il élit faisable » que les troupes de terre autrichiennes se rendissent maîtresses de Savone. L'occupation de cette ville aurait décidé la question

13) Archidue à l'empereur, Supplément, 4 mai

{a} Le roï à l'arehidue, 5 mai, page 430.

43) Arehidue à l'empereur, Supplément, 6 mai, page 60, 4) Gherardini à Thugat, 7 mai, page 436,

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