‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 15 sur 204 · LXXXIT CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

LXXXIT CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

donne un juste motif de crainte et de méfiance dont bien me fâche w (r).

Le lendemain une dépêche de Vienne annonçait que le prince de Waldeck recevait le commandement du corps destiné à couvrir la Lomburdie; il reléverait directement du conseil supérieur de guerre, En faisant part de cette mesure à M. d'Albarey, l'archidue lui glis= sait & que cela annonçait décidément que Sa Majesté Impériale vou= lait avoir deux armées et deux généraux, que sa mission ne pouvait plus avoir en conséquence d'autre objet que celui de combiner les mouvements ».

Comme l'envoyé observait que « cette nomination ne changeait rien à la chose », l'archidue ajoutait que la différence de grade rendait tout conflit impossible, et que la grande étendue du terrain ne permettait pus à un seul général d'exercer le commandement.

e Le trait relatif à l'impossibilité d'un seul commandement w w’échappait pas à M. d'Albarey ; par cette insinuation, le prince avait « voulu revenir de ce qu'il avait convenu » auparavant de l'utilité d'un chef supérieur unique ; é'était là un indice qu'on aurait de la peine « à emporter » ce point à Vienne (2).

La nominalion du prince de Waldeck causait une grande joie à V'arehidue, et il accordait une grande importance au n point essen= tiel » d'avoir tiré les troupes « des griffes de M. de Stain », « Dans le public, même civil et à plus forte raison dans le militaires, cette disposition faisait une grande sensation, ln joie « étnit générales, Toutefois M. de Stain ne s'avouait pas encore vaincu ; en remellant au prince le rescrit du conseil de guerre, il lni déclarait « quelle prince de Waldeck était sous ses ordres... qu'il devrait dépendre en tout de lui », et il prétendait fixer l'eMectif de son corps, gardant pour la défense de la Lombardie cing des quinze bataillons qui devaient le constituer,

L'archiduc était convaincu du contraire, mais faute d'instruction définitive de l'empereur, il se éontentait de lui répondre que les termes du rescrit étaient formels, que tous les chefs de corps étaient sous les ordres du prince de Waldeck et que ce général auraît cor= respondanre directe avec le conseil supérieur de guerre.

Pour trancher ces diffcultés l'archidue s'adressait à l'empereur? de nouveau il réclamait ses ordres, et il prévenait que M, d'A baürey, aprés s'être présenté À lui muni de toutes les instructions nécessaires « pour entrer en discours et détail sur le plun de came

{1} D'Albarey à d'Ilauteville, 3: mars.

(8) D'Albarey à d'laateville, 14 avril.

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