LXXXIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
aurait-elle fait la gucrre sans en espérer aueun résultat? La maison de Savoie, dans le cours du siècle, avait assez prouvé LE la politique n'est pas une question dé sentiment,
Le roi ayant adopté l'un des deux membres de l'alternative, ce & qui serait constaté sans équivoque par une déclaration énoncée en termes clairs et précis », par exemple sous forme d'une lettre adressée à l'empéreur, alors on traiterait de l'union à établir entre les deux armées.
Jusqu'à co moment « les deux armées, ordonnait l'empereur, doivent demeurer entiérement séparées ; celle qui est au Piémont s'occupant de la défense des propres états du roi, et la mienne de celle des passages dela Rivière de Gênes, sans autre connexité plus intime, ni mélange entre elles que cette communication amicale qui peut exister entre deux armées qui agissent à quelqné distance l'une de l'autre, mais sont réunies au fond daus le même but, celui. de repousser l'invasion des Français ».
Il est assez difficile de comprendre comment deux armées pou vaient être en état d'agir en vue d'un même but sans s'entendre, surtout avec ln prescription « invariable » de ne détacher où de n'envoyer aucun corps de troupes « nommément des Croates, sous, aueun prétexte quelconque » auprès des troupes piémontaises. M. d'Hauteville avait exprimé l'opinion que le bat de l'Autriche était de n'accorder à son pays aucune influence sur la défense dé l'Italie, de Le réduire à celle des Alpes, l'empereur se rendant l'ars bitre de l'Italie. Lä encore il avait deviné juste. L'empereur, en effet, vefusuit de lisser les Napolitains concourir à lu défense d'Onéille, comme l'archidue l'aurait désiré au cas où ils rejoindraient. « C'était au roi de Sardaigne, éerivait-il, à pourvoir à la sûreté » de cette ville ét à s'entendre avec l'amiral Hood sur l'emploi des 8.000 Napoliuuins mis à la disposition de l'Angleterre, Tout le corps fourni pair le roi des deux Siciles rejoiudrait l'armée autrichienne.
L'empereur laissait encore mieux voir son intention d'isoler le Piémont, de Le tenir à l'écart de toute question italienne, par mue dernière preseripüon, Sans prendre encore de décision, il invitait son pnele à faire étudier Les parties de la Rivière de Gênes qu'ileon= viendruit de faire occuper pour barrer aux Français la route de la Corniche, le nombre de troupes à y.employer ; et à lui faire savoir si cette occupation d'une partie de la rivière du Ponent favoriserait une opération contre les Français dans le comté de Nice « envcas qu'il juget tôt où tard à propos d'y contribuer ». Si l'on entrait sur le tevritoire de In république, « cetle entreprise devrait être absolument exécutée » par les troupes autrichiennes « sus aucun