CDX CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
dégarnir ses autres positions », et on en avait dédait « qu'il n'avait pas encore le nombre d'hommes qu'on lui supposait » (1),
ont semblait confirmer cette appréciation. Dans ln vallée de la Sturs, le général Zimmerman avait remporté un petit succès ; et du côté de Mondovi le corps de Garessio avait également rétrogradé de lui-même; à la vérité on attribuait cette retraite à ln crainte d'une opération du corps autrichien contre son flanc droit ; il était pourtant indiscutable que ce mouvement prouvait que nous n'avions pas de grandes forces dans cétté partie, et qu'on les avait portées ailleurs (2).
Nos projets ultérieurs étaient inconnus, pourtant certains bruits s'étaient répandus d'aprés lesquels nous songions à nous rendre maîtres de Savone d'où partirait une offensive française vers Cairo et Acqui (3). Comme on croyait que nous avions subi de grandes pêrtes dans les journées du 27 et du 28, qu'aucun avis m'avait indiqué l'arrivée de renforts dirigés de Nice sur Ormes, on admet tait que si l'armée française voulait réellement remonter les Bor= mida, elle était forcée de se renforcer avec des troupes prises dans les corps qui agissaient actuellement vers Saorge, ce qui éloïignait tout péril immédiat pour Turin. Quoi qu'il en soit, il esteertain que le 7 on avait repris confiance à Turin (4). En tout cas/on ne nous donnait pas plus de 30.000 hommes au delà des Alpes, ce qui même était exagèré (5).
La défaite subie le même jour, dès qu'elle fat connue, causait une émotion d'autant plus violente qu'elle était plus inattendue: Au nom du roi, d'Hauteville s'adressait de nouveau à l'archidue pour obtenir la marché du corps autrichien, et cela au nom de sa promesse « de ne pas séparer la défense du Piémont de celle des états de l'empire ». Cette mesure était d'autant plus urgente que la marche de d'Argenteau vers Coni livrait tout le pays entre les deux armées. o Lu provinec de Mondovi allait se trouver à découvert éten danger d'une irruption de la part des Français qui, pendant qu'on
11) Ghersrdini à Thugut, & mi page 136.
4 ville à RS
lei il y a quelques broïts que les Frans ais ont l'intention de se Mt maîtres de Sarone et d'attaquer de là sotre territoire vers Cairo et Acqui.
Cela aura certainement pour conséquence de nous obli à une nouvelle division de nos forces; mais jusqu'ici nous ne savions le sombre troupes de Nice se fût secrn au poiat de leur permettre de les réparlinentre, tant de localités » (Traduction),
16) Gherardini à Thugat, 7 mal, page 436.
15) Negri, 6 mai, page 437.