COXIT CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
Tous les efforts des envoyés anglais échounient doné contre st volonté bien arrêtée de garder en entier ses troupes pour la défense des états héréditaires.
Le 10 à gheures du matin, après avoir reçu la dépêche de d'Hauteville, M, Elliot et M. de Trevor demandaient une audience à l'archidue. Celui-ci la leur ayant accordée, M. Elliot voulut lui remettre une note contenant « ce qu'il lui avait dit touchant l'intention du voi son maître pour contribuer à la défense de l'Italie et tout ce qu'il offrait à ce sujet ». Le prince lui observait, avant de l'ouvrir, qu'il n'était pas autorisé par l'Empereur à traiter avec lui, que par conséquent il né pouvait lu considérer « que comme de simple idée pour le bien de la chose, couchée par écrit par un simple partiou= lier ». C'était là un prétexte ; en réalité, il avait voulu éviter de permettre à l'Angleterre, en cas de malheur, « de se croire acquittée envers le roi de Sardaigne des obligations qu'elle avait contractées duns son traité » et d'en rejeter « toute la faute » sur l'Autriche.
M. Elliot exposait ensuite « qu'il croyait l'invasion du Piémont immédiate, laquelle entraïnerait puis éelle de toute la Lombardies qu'il croyait donc que le roi dé Sardaigne étant évidemment pas en état de plus défendre ses états, il fallait accourir avec nos Forces aussitôt pour l'empêcher ».
L'archidue convenait du principe, en ayant soin d'ajouter que læ manière d'employer les troupes à le plus utilement et efficacement pour la défense de l'Italie dépendait des connaissances militaires sur lesquelles il devait se rapporter à M de Wallis (1). Aussi M, de Trevor se rendait-il bien compte qu'il n'avait rien obtenu; eten écrivant à M. d'Hauteville lai avouait-il son insuccès eom> plet. « Je vous tromperais si je vous disais qne nous aurions gagné la moindre chose sur lui, les mêmes assurances et profes sions générales » Et l'approche du danger n'avait eu) d'autre résultat que de paraître fortifier le prince « dans l'idée de la néces= sité de concentrer ses troupes plutôt que de les séparer sur de none veaux points » (2). Quant au général dé Wallis, il refusait net de faire mouvoir le corps autrichien, et devant M. de Solar qui cherchait à savoir qu'elle serait sa décision, il se contentait de cette réponse laconique : « Oh bien, il y faudrait 30.000 hom= mes » (3),
{1} Archidue à l'empereur, Supplément, 10 mai, page 65: (3) Trevoe à d'Hauterille, 10 mai, page 460.
(3) Solar à Hauterille, 11 mai, page 464.