‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 154 sur 204 · CDXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CDXVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

Le 20 mai, l'archidue recevait des instructions de l'Empereur ; elles l'assuraient qu'il avait justifié sa confiance par la conduite prudente qu'il avait tenue.

L'Empereur prenait facilement son parti de notre mouvement par Vintimille, et le colonel Simbsehen avait certainement eu raison de douter que l'occupation de ce point eût rendu «impossible » l'entrée des Français en Italie. Il approuvait le refus de l'archidue de détacher en Piémont des troupes du corps autrichien. Accordantplus de valeur aux places de cette région qu'elles n'en méritaient, il supposait que leur résistance aux Français procurerait le temps « de réunie des forces assez considérables pour les attaquer dans la plaine »,

Au point de vue militaire, l'empereur avait certainement raison dé persistér à lenir son corps réuni, de prescrire de ne le faire agir qu'en musse, et, comme il l'écrivait à son oncle : « C'est dans ce sens qu'il semble de la propre connaissance et du véritable intérêt du roi de Sardaigne que mon corps d'armée de Lombardie nesoitpoint éparpillé, mais qu'il reste toujours en mesure de se rassembler d'un moment à l'autre, pour que, dans un cas pressant et imprévu, il soit susceptible de faire un grand effort ; pendant que, si mon corps d'armée de Lombardie se trouvait affaibli par les détache ments qu'on aurait faits en Piémont, et quéles Français pénétrassent en même lemps par la route de Savone où par éelle den Bocchetta, non seulement mon duché de Milan, mais toute l'Italie serait exposée aux plus grands risques et à des malheurs incaleulables ».

Ce passage est bien explicite, bien précis, pourtant un peu plus loin l'Empereur s'exprimait ainsi : « J'ajouterai encore que, quoique je vous aie prévenu, que mon intention était que mon korps d'armée ne fût point affaibli par des envois de détachement par liels dansle Piémont, il ne s'ensuit point que vous ne puissiez com biner les mouvements de mon corps d'armée de manière à fournit aïde et appui à l’armée sarde, et venirmême à son séeours parquelque opération plus efficnce, dans le cas d'une grande el urgents détresse dans Le Piémont; sans toutéfois jamais perdre de vuë In nécessité de s'occuper, préférablement à toute chose, de la sûreté de mes provinces de Lombardie, de ne les exposer un seul instant au dangér de quelque invasion du côté de la Rivière de Gênes, mi d'éparpiller mon corps d'armée de façon qu'il ne puisse se réunir, d'un moment à l'autre, afin d'agir en masse, selon que la conjoneture et le bien de mes intérêts pourraient l’exiger » {1}.

{1) L'empereur à l'archiduc, g mai, Supplément, page 64.

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