CDXVIIT CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
A Turin, on était loin-de montrer une telle assurance. Le vor avait bien témoigné le désir que les princes et princesses de sa famille se retirassent à Alexandrie, En ce qui le concernait person nellement, il hésitait sur le parti à adopter. Sa premiére intention avait été dé prendre le commandement réel des troupes, mais on ne pouvait réunir « un corps d'armée suffisant pour êtes commandé par ui avee dignité »; eLs'il quittait Turin, à il avait de bien justes, raisons pour douter de la fidélité de ses habitants »:
Aussi, décluraît-il, le 16, « aux princosses royales, qu'elles devaient s'en aller pour ne pas risquer d'avoir les toits de leurs palais sur la tête, mais quequant à lui, il était décidé des'enseyelir sous les ruines » (1),
Le corps diplomatique lui-même, « oxtrémement alarmé de l'approche des Français et du peu de résistance que l'armée sarde opposait à leurs progrès », iatérrogeait l'ambassadeur d'Autriche sur la conduite qu'il suivrait « si la ville de Turin était menacée encore de plus près «, el annongait l'inténtion de se régler d'après lui. M, de Gherardini s'adressait à de Vins; celui,ci, au lieu d'af: fecter la plus grande confiance pour remonter les esprits, lui coms muniquait la réponse qu'il avait adressée le 1% mai à l'archidue, et où il démontrait que douze mille hommes étaient nécessaires pour tenir la place, que ce corps une fois fourni, il ne lui resturait “ aueun moyen de réunir une armée d'observation sans le scéours de laquelle la place ne pouvait pas être défendue u; il ajoutnitenfinr «qu'en conséquence, aussitôt que l'ennemi déboucherait dans In plaine, il comptait de se retirer » (2), Cette réponse, dont om ne peut douter, élait extraordinaire dans la bouche d'un généralis: sime ; il semble qu'elle aurait dû provoquer immédiatement le rappel de celui qui l'avait tenue, ù
L'archidue, en la transmettant à son neveu, se contentaitde dire: # J'avoue que je ne comprends plus rien à la conduite ni aux rap ports et aux discours de de Vins dont celui-ei n'est ni à propos ni fort encourageant » (3).
M. de Ghorandini s'adressait alors à d'Huuteville qui ne s'explis quait pas « d'une maniôre précise et décidée; mais il faisait seule= ment sentir que le roi ne voudrait jamais être séparé du) corps diplomatique », et qu'il prendrait toutes les précautions nécos saires pour veiller à sa sécurité,
4) Gherandini A Thugut, 17 mai, pages 510-512. {23 Gherantini à Thugut, 2x page 54», U) Archidue à l'empereur, Supplément, 24 mai, page 73