‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 18 sur 204 · XC ZAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

XC ZAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

critique, son embarras était cruel ; pour faire mouvoir les troupes, presque tout lui manquait, même le général en chef.

L'archidue invitait aussitôt M, d'Albarey à différer son départ jusqu'à son arrivée à Milan où il retournait dans la nuit; celui-ci était sur le point de partir pour Vienne, mais le prinoc « se portant garant de ce retard » et ayant prévena que les instructions étaient arrivées, il consentait à attendre,

En en readant compte à sa cour, il profitait de l'occasion pour “exposer les véritables motifs qui, à son avis, faisaient tant tarder la maison d'Autriche À donner eonnaissance de ses projets, Comme M. Eden, il les trouvait dans les immenses besoins auxquels elle avait à satisfaire.

“ C'est singulier, écrivait-il, comme ces Messieurs tournent autour du pot en parlant de nos instructions. Lorsqu'ils voient que leur supposition que nous puissions faire avec le petit corps auxiliaire qu'ils nous ont donné ést insouteuable, ils se retournent à celle que nous n'avons pas les forces que nous disons avoir et que le roi paie ; celle-ci détruite, ils se replient sur celle qu'il n'est pas nécessaire qu'il y ail un seul général ét que chneun peut défendre sa partie ; si l'on démontre ln nécessité que cette défense se fasse en commun, il est naturel, disent-ils, qu'on se seconde réciproquement, muis il n'est pas nécessaire de former un plan, l sufhit de pourvoir aux circonstances. Si par des preuves sans répliques, on fait connaître que ce plan est indispensable, ils soutien nent qu'il n'en faut point et s'appuient sur ce qu'il sera examiné où par un homme dé l'art qui voudra y faire des changements et le gâtera, faute des connaissances locales, ou par ua simple politique, et ce sera encore pis, parce qu'il n'y comprendra goutte, 11 ne faut done chercher, à leur avis, qu'à leur procurer des pou voirs.

«Je ne peux pas penser comme eux, et je crois qu'il faut avoir des bases fixes le plus tôt possible, et leur obtenir ensuite tous les pou voïrs. Si, par malheur, je ne vois pas juste, je vous prie, Monsieur le comte, de rectifier mon jugement, afin que je puisse micux rem» plir ln mission dont j'ai été honoré. Forcés duos cette dernièté retraite, ils en viennent à la vraie raison, qui leur fait désirer de faire beaucoup avec peu. Dans la guerre avec le Turc, ils assurent que l'empereur a perdu 190.000 hommes. Il a dans celle-ci prés de 100,000 hommes de plus ; aussi voit-on dans la Hoagrie les fams mes appliquées au labournge, ec qui prouve combien les hommes commencent à manquer, L'empereur ne peut plus tirer dos recrues d'Allemagne à cause des 60.000 hommes qui se lèvent pour

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