‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 19 sur 204 · XCUH CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

XCUH CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

tais à cet égard, il est indiscutable que, sur le moment, les comditions impériales parurent très acceptables; faut-il y voir une flattrie, on én allribuait In modération à l'Angleterre. Ce passage d'une lettre du roi à M. de Fronten contient l'aveu formel,

# Nous ne doutons point que es ne soit principalement aux bons offices de l'Angleterre que nous devons le changement qui s'est opéré depuis peu dans les dispositions de la cour de Vienne à notre égard, qui était éloignée de toutes combinaisons” dé mesures avec nous, Malgré tous les soins que vous nous mandez que le cabinet de Londres s'était donnés pour écarter le projet de rétrocession qu'elle avait mis en avant, vous aurez cependant remarqué qu'il en a éncüre &té question dans la première des deux propositions qui nous ont été faites ; et si elle a ajouté la seconde c'est certaine ment aux offres du dit cabinet qu'on doit l'attribner » (r}.

Le 11, M. d'Albarey partait pour Vienne porteur d'une lettre du roi à l'empereur contenant Ia déclaration exigée et où il lui demandait de donner « sans délais les ordres les plus pressants » aux troupes de Lombardie de contribuer à la défense du Piémont (2),

Le lendemain, l'archidue prévenait qu'il était revêtu de l'autorité supérieure et qu'il allait « immédiatement faire défiler » dans le Piémont les corps autrichiens les plus avancés.

Il semble qu'on eût alors le regret de s'être tant pressé d'avoir renonel & tout agrandissement ; toutefois on s'en consolait par la pensée que la cour de Vienne verrait dans cet ncte « un argument contraire aux vues d'agrandissement qu'elle pouvait supposer au Piémont » et une preuve de son empressement à concourir aux moyens ile rétablir une parfaite confiance entre les deux cours (3),

En résumé, le Piémont domeurait donc seul pour le moment en face de l'invasion Française ; mais outre le péril extérieur, le gou= vérnement avait encore à envisager le péril intérieur, Certes le roi pouvait compter sur la fidélité absolue du peuple piémontais si profondément dévoué à sa maison ; néaomoins lu Révolution fran gaise avail profondément ébraulé les esprits, et tout le parti révo=

{a} Le roi À de Front, 19 avril.

{a} Le roi à l'empereur, to avril, page 46.

13) D'Hanterille à de Front, 49 avril.

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