‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 20 sur 204 · XGVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

XGVI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

avantages pour la campagne suivante, mais qu'elle était impossible avec le troisième point des instructions (1).

Son plan l'emportait, Le 9, le roi approuvait d'appuyer la droite de la ligne à Rimplas ; il chargeait Saint-André de s'entendre avec Uolli pour la gauche et d'arrêter la position à oceuper (2).

Cet ordre plaçait Saint-André dans une position des plus DA Bien que chargé d'une responsabilité particulière il n'en était pas pour cela dégagé des règles de l'obéissance envers de Vins resté inspecteur général et commandant en chef. D'un autre côté Colli se fondant sur sa qualité d'autrichien refusait d'obéir À tout autre qu'à de Vins (3),

Ces dissentiments allérent en s'aggravant ; ils en vinrent à untel point que le 27 novembre, ea présence de l'ennemi, de Vins refusait de retarder d'un seul jour la retraite des troupes impériales. Ses paroles sont à citer: n Depuis l'indépendance à mes ordres que sa Majesté le roi vous a accordée, Monsieur, vous comprendrez vousmême que je suis réduit aux seules troupes impériales que je dois tenir ensemble le plus que je puis, soit pour satisfaire à mon devoir, soit pour avoir une troupe pour couvrir la retraite des autres que l'on pourra prévoir facilement. Apparemment, Mon= sieur, que vous étiez déjà assuré de votre indépendance, par con= séquent autorisé à ne rien faire de tout ce que j'avais conseillé.

a Vous voyez, Monsieur, que je vous parle avec la franchise d'un homme qui est réduit à vous donner des conseils ; ear, si je vous commandais, ou que vous ne seriez plus à Belvédère, ou que vous 3 seriez avec la possibilité de vous y soutenir ».

Par la même lettre il l'informait de sa détermination de ne laisser aucune troupe impériale à Belvédère :

# Quand vous avez fait le projet à Sa Majesté de soutenir le poste de Belvédère pendant cet hiver, vous saviez ln quantité de troupes que vous deviez avoir, vous ne pouviez absolument pas compter sur les troupes impériales que je ne puis absolument pas vous laisser, vu que dans le cas d'un malheur très apparent ma cour me blâmetait à double raison, en premier lieu d'avoir exposé ses troupes À un posté que je compreonis n'être pas soutennble, et en second lieu d'avoir laissé trois bataillons sans un officier; je ne puis doncabso= lument vous les laisser plus longtemps n (4).

Après une dernière conférence avec Colli où celui-ci refusa délis

Ar) Mémoires de Thaon de Henel, page 107.

{21 Le roi à Saint-André, g novembre, Mémoires de Thaon de fevel, 109.

{31 Afémoires de Thnon de Revel, page 110,

(4) De Vins à Saint-André, »7 novembre, Mémoires de Thuon de Revel, 118,

Page 1