‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 28 sur 204 · CXXX CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CXXX CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

En résumé, duns cette période de quinze jours, on constate un très léger renforcement des avnat-postes vers le nord, et deux bataillons tirés l'un, d'Antibes (bataillon des Landes), l'autre, de Saint-Tropez (2° bataillon de la Drôme), ont été portés en pre mire ligne, /

Il ne pouvait donc être question d'opérations sérieuses entre les deux armées; les Piémontais eurent toute facilité pour occuper l'Authion et le fortifier ; tout se réduisit à des escarmouches incessantes.

Le 5 mars, les Français voulant enlever un âne et deux vaches près de la Giandola, il en résultait une vive fusillade et plusieurs coups de canon: «les Français auraient été obligés de lâcher prise » avec perte de plusieurs tués ou blessés (1).

Le même jour, le général Macquard rend compte d'une escar= moucheau col del'Agnon ; l'ennemi aurait eu quatre hommes tués ; de notre côté, on ne signalait pas de perte (2).

Vers Sospello, des milices en train de voler des mulets sont sur= pris dans uné maison : deux se sauvent, un est tué, les autres sont Fusillés après l'affaire (1).

Le 7, l'ennemi attaque à la pointe du jour le poste de la tour de Breil ; le feu dure jusqu'à g heures, Cette alfaire aurait été assez sérieuse, puisque l'on accusait vingt morts et six chariots de blessés,

Le g mars, une reconnaissance de 26 Piémontais se dirige vers les avant-postes de l'avancée de Breil ; un coup de canon qui leur tue un homme suffit pour les chasser (3).

Dans la nuit du 12 au 13, des barbets viennent surprendre nos postes avancés à la droite du camp de Brouis ; signalés par une sen tinelle qui leur tire un coup de fusil, ils reviennent à la pointe du jour et s'enfuient de nouveau, « tout étant disposé pour les bien recevoirs, Cette fausse alerte a tenu nos troupes sous les armes une partie de la nuit (4).

Le 12, il recotimençait à neiger et le mauvais temps arrétait pour quelques jours loute entreprise. Les travaux exéeutés par les Piémontais à l'Authion leur permeltaient d'y restée sans subir trop de privations. La redoute de la gauche, le château de l'Authion et la grande redoute étaient fermés ; les baracons et les huttes où les troupes couchaient étaient parquetées ; dans ces abris elles à pou=

{1} Déllera à de Vins, 6 mars, page 199,

{2} Macquard, éclaircissements, page 350.

(3) Damerbion à la Convention, g mars, page 133. U) Dumerbion au comité, 14 mars, page 138.

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