CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN {794 CXXXIX
rauxet les états-majors sont divisés en deux camps : l'un voulant que l'on entre dans les états de la République pour pouvoir pénéter dans le Piémont au moment méme où l'on aura attaqué tous parts austro-sardes du côté de Saorge ; l'autre prétendant que la neutralité de Gênes par le besoin que l'on a Foto ni. Den Loutes sortes d'approvisionnements ; mais au milieu d'une diversité d'opinions, on ne pouvait prévoir deux aurait prévalu », de Girola avait rénssi à se procurer communication de cet avis; en le transmettant, il ajontait que sur l'ordre d'Haller, l'on avait créè àwPort-Maurice des magasins, et il concluait « de l'éta- Hlissement d'un tel dépôt à Port-Maurice, qui touche Oneille, que les Français se proposent pour première opération d'attaquer ledit Jieuafin d'avoirun libre prssige par ln rivière du Ponent ». Enoutrs, il rendait compte de l'arrestation du général Hoche (1). Le même jour, le gouverneur de San Remo informait encore la marquise de Dolcencqua qu'il ne croyait pas ä une offensive des Français par le territoire de Gênes. À l'extrême droite, le marquis Colli étaitéxactement prévenu par ses émissaires (2). “Le 6, toute erreur était enfin dissipée. « Suivant les avis du comte de Castellet, major de Nice, écrit de Revel, les Français marche sur le territoire dé la République. Je crois (di ont attaqué l'Authion, je n'en suis pas certain, Vous voyez “que tandis que les puissances alliées délibèrent, les Français agissent. fre forces de l'ennemi, je les crois de 30.000 hommes & peu prés, Jugez comme nous serions écrasés, s'ils savaient faire. Que des troupes marchent tout de suite de ce côté et du côté c ; sans quoi nous risquerions d’être enveloppés ici... Nos sont fortement canonnés » (3).
| Ges divers documents sont concluants: jusqu'au derniermoment, de Vins ne sut se décider ; etles quatre bataillons de renfort qui vinrent joi l'armée furent uniquement dus à l'influence personsRevel sur Cravanzana. Les renséignements n'ont pas manqué piémontais ; dans une situation trés difficile, avec forcesinis inférieures, Dellera et Revel l'ont parfaitement tenu des événements, et malgré leur infériorité numérique ont pas hésité à alarmer chaque jour nos avant-postes, Jusqu'au
Den à Thogat, 5 avril, pes s8p. à M. de Cossila donne les mdmes rendans son rapport du 5 a de Colli, page 194, 4% d'Hauterille, 6 avril, Saorge, Mémoires de Thaon de eut,