CCVII CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
L'occupation de Pizzo, par les Piémontais était connue des représentants ; dès le 6, ils savaient que deux compagnies y campaient ; d'après le rapport des déserteurs, l'efectif des forces rênnies sur ce point montait seulement à quatre cents hommes, mais ils portaient le nombre des pièces à quatre ; ce détachement était établi pour couvrir une retraite
Les mesures adoptées par eux ont donc été prises en pleine con naissance de cause, et il est difficile de distinguer les motifs qui les ont amenés à disséminer leurs forces, Le 7, les deux colonnes couchent respectivement à Montaldo et Castellaro. Le 8, la colonne de droite marché sur Oncille par le littoral.
Entre 2 ou 3 heures elle atteint les bords de l'Impero. Pour se couvrir sur son flanc gauche, peut-être aussi pour se lier avec l'an tre colonne, Mouret dirige un bataillon sur Sainte-Agathe, ily rencontre les quelques milices dont nous avons parlé. Le combat sur ce point est mené avec peu de vigueur, s'il faut ajouter foi au rap port du colonel de Laplace, puisque ses So miliciens auraient résisté, péudant deux heures ; ils se replient ensuite sur Borgo. Pendant cètté fusillade, Mourèt a terminé ses dispositions ; deux colonnes attaquent la ville, l'une de front, l'autre est destinée à la tourner, tandis que des patrouilles fouillent les bois dans la vallée (1). Eu se portant en avant, nos troupes reçoivent plusieurs coups de canon sans éprouver dé pertes, Cependant le commandant Piémontais s'est rendu compte du danger qui le menace, s'il laisse les Français arriver avant lui à Costa ; ua quurt d'heure de plus, et toute retraite lui serait devenue impossible. Il fit alors relever les postes, rassem= ble In centurie de la légion et ses milices, gagne par un sentier la crête de Costa ; tandis que les milices refoulées de Sainte-Agatho couvrent sa retraite en tenant pendant quelque temps le village de: Borgo. Après avoir atteint Guzzlli et reconnu que ce poste n'était pas avantageux, le chevalier de Laplace se rendait à Torria où il avait eu la précaution de faire porter des vivres quinze jours auparavant, Il atteignait heureusement ce point à 11 heures du soir ets décidant à y passer ln nuit ; en même temps un rapport de Carpasio venait le tirer de toute inquiétude La colonne française dirigée sur ce point avait été repoussée ; nous n'avons aucun détail surce combat; Moureét et Dumerbion n'en parent pas dans leur relation quoique les représentants y fassent allusion dans leur lettre à Mnsséna ; cet échec ne nous est signalé qué par le rap= port de Laplace, et quelqu'invraisemblable qu'il soit qu'une sim
(1) Ropport de Mouret, 8 avril, page 18.