‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 82 sur 204 · CCLIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CCLIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

ses forces en Italie. M. de Girola n'émettait aucun avis sur le parti à adopter; il se contentait de signaler Futilité d'un corps placé à Novi pour conserver la Lombardia (1).

I n'était pas difficile de déméler le jeu des autres puissances daus cette afaire. Aussi M. de Wilzeck conscillait-il d'attendre « les événements # avant d'entrer sur le territoire de Gênes; pour cela il fallait des plans concertés et appuyés sur la possibilité dé la réussite, ce qui procurerait le temps d'attendre les ordres de l'em pereur.

Les ministres étrangers, et surtout celui d'Espagne, n'avaient point bonne grâce de railler « l'indolence » autrichienne alors que la flotte espagnole perdait son temps à transporter l'infaut de Parme en Espagne. M. de Wilzeck aurait même pu ajouter qu'au lieu de perdre leur temps en Corse, les Anglais auraient mieux fait de mieux surveiller la mer, La réponse des Génois ne lui causait pas de surprise : à comme toujours » elle « était vague ét conforme aux précédentes ». « À mon avis, écrivait M. de Wilzeck, ils ne se déclaréront jamais à moins qu'ils n'y soient forcés par une des armées belligérantes, et ce sera, autant qu'ils le pourront, lorsqu'ils se croiront sûrs de leur fait avec celui des alliés qu'ils choisiront par préférence pour pouvoir se lier sans trop risquer contre la par= tic adverse » (2),

C'était avouer en termes mesurés qu'il fallait avoir des forces suffisantes avaut de s'engager dans une entreprise contre Gênes et qu'elles manquaient pour le moment,

M. d'Hauteville pensait de méme, toutes ces négociations n'avaient d'autre objet que « de gagner du temps; peut-dtre même la République de Gênes était-elle d'accord avec la France; et l'on avait d'autant plus de motifs de croire qu'elle persisternit dans son attitude que les Fançais venaient de remporter un nouveau succès à Ormen, M, d'Hauteville avançait même que les Génois nous avaient servi de guide ; nouveau grief à ajouter aux précédents; mais les Autrichiens n'étaient pas encore rassemblés, ill n'y en avait que 6,000 à 7.000 à Alexandrie, et la vour de Piémont ne voulait agir qu'après entente avec l'Autriche (3). Aussi, par son ordre, M. de Cossila remettait-il une note renférmant la déclaration contenue dans la dépéche du +2 avril (4).

Le secrétaire d'Stat faisait attendre sa réponse jusqu'au 2%.

{1) Girola à Thngut, 14 avril, dr berne page 98.

4) Wilzeck à Thugot, 16 avril, Vivenot, Gurlien, L, IV, 194. 13) D'Hauteville à Cossiln, 19 avril, Supplément, page 101. (Hi Cossila à Ruzza. Supplément, page 104,

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