‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 83 sur 204 · CCLNI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CCLNI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

blique à concourir aux mesures nécessaires pour chasser les Fran çais de son territoire » (1).

L'insuffisance de l'armée alliée empéchait donc d'agir par terres mais l'Angleterre, maîtresse dé La mer, avait moyen de faire enten dre sa voix ; Le 3 avril, l'amiral Hood et les envoyés anglais avaient proposé de régler « tout es qui aurait rapport aux discussions antérieures et À la conduite à tenir pour l'avenir » (2); le blocus cesserit dès que Gênes aurait envoyé des députés. Le gouvernement s'y réfusait, ee dont il se faisait un Litre auprés de la France (3). Bien plus, par un déçret il limituit à quatre le nombre des vaisseaux de guerre que « chaque puissance » pourrait avoir dans une des rades ou point fortifié de son territoire ; les bâtiments « qui appartenaient à des puissances alliées devaient être considérés pendant leur alliance comme appartenant à une seule nation » (4).

Ce décret soulevait les plus vives protestations de M, d'Huerta, ministre plénipotentiaire d'Espagne. La Franec obtenait en réalité la facilité de faire entrer dans les ports autant do vaisseaux que tous les alliés puisqu'elle ne partagerait ve droit avec personne, Le secrétaire d'état s’efforçait en vain de justifier cette disposition eu disant que sichaque nation avait dans un port neutre quatre navires leur nombre pourrait s'élever à vingt (5); il était indiscutable que celle mesure était uniquement avantageuse à lt France.

A la suite de la violation de son territoire, le gouvernement gêmnis chargeaît son chargé d'affaires de remettre une note où 51 réclamait de la France, qu'elle retirât ses troupes. Elle était très peu énergi= que, comme on devait s'y attendre d'une nation sans moyens de résistance, ayant à ses portes une armée de 40.000 hommes. Après avoir rappelé les assurances de la Convention, de respecter le terri= toire de la République, elle faisait valoir le propre intérèt de la France, Si les alliés s'introduisaient sur le territoire de Gênes, tan disque les Anglais resserroraient leur croisière, elle » ne pourrait plus tirer d'un port étroitement bloqué et d'un entrepôt qui irait bientôt s'épuiser les approvisionnements que le commerce 1e Gênes a fourni jusqu'ici à ses armées ct à ses départements du midi » (6).

Lu position de M. Boccardi n'était pas facile à Paris: sa désignn=

{r) D'Hauteville à Gossile, 30 avril, Supplémeut, page 104, la} Lord Hood, avril, Supplément, page of.

43) Tilly au comité, 7 mai (A E Gênes 108.

(4) Mémoire d'Hnerta, 7 mai, Supplément. page 105.

15) Gianelli à M, d'Huerta, 10 mai, Supplément, page 109. 46) Note du 25 avril, Supplément, page 101.

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