‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 86 sur 204 · CCLXI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CCLXI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

était présent ; en outre, s'il convient d'ajouter foi & ses rapports, les services n'étaient pas organisés par li faute du général de Stain, et cependant il lui fallait mettre les troupes en marche; sans cela, les Français « viendraient dans la plaine de la Lombardie contre Ia promesse solennelle que l'empereur avait faite au roi de Sardai

et à toutes les cours d'Italie de vouloir défendre l'Italie du côté de Gênes ».

Ainsi se trouvait justifié le peu de confiance que l'archidue avait toujours témoignée dans ln neutralité génoise. Mais sur un point on ne peut se ranger à son opinion ; il attribuait toutes les difficultés de l'heure présente à la non-oveupation de Viatimille qu'il rejotait sur le général Stain (1). Certes il aurait été avantageux de bavrer co passage, mais pour le faire il aurait fallu avoir un corps suflisunt; quelques bataillons placés en avant sur ce point auraient été eulbutés, ét en tous cas on aurait morcelé l'armée autrichieone en dépit des ordres formels de Vienne

Le 13, M, d'Albarey était de retour à Miluo auprès de l'archidue, il lui donnait connaissance des lettres du roi à l'empereur.

À la suite de la dépêche où ee prince avait fait connaître les pouvoirs qui Jui avaient été accordés, on avait cru à Turin qu'ilaurait celui de conclure la convention projetée (a). Dans une audience, l'envoyé piémontais s'assurait du contraire ; l'archidue le pressait de partir pour Bruxelles, #t, comme M, d'Albarey lui objeetait que sa cour désirait connaître les objets à traiter, le prince lui répondait « qu'il eroyait qu'il ne s'agissait que de ce seul objet, c'est-à-dire de la défense et de l'attaque dans leurs différentes parties et eir-copstances, afin que toutes les forces des deux partis on Italie puissent agir dans une union absolue, comme si elles ne formaient qu'une seule et même armée ».

De cette entrevue, d'Albarey coneluait que, jusqu'à de nouvelles instructions venues de Bruxelles, les Autrichiens « s'en tiendraient au bôn accord à la vérité, mais à l'engagement pris de défendre les débouchés des gorges de ln Rivière de Gênes » (3).

C'était bien là le sens des instructions do rt avril, mais 11 semble que l'archidue n'avait pas bien saisi les véritables intentions de l'empereur lorsqu'il parlait « d'union intime », nulle purt l'instruction n'entrevoit une telle hypothèse, Ce n'était pas par désir d'induire en erreur l'envoyé que le prince se servait d'une

1x} Archiduc à l'empereur, 16 avril, Vivenot, Qnellen, page 190: 42) D'Haute: 4 d'Albarey, à (1) D'Albarey à d'Hanteville, 13 avril.

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