CCLXX CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
pour l'avenir la crainte qu’il ne fât contraint de se replier vers le col de Tende ; la vallée d'Aoste était perdue ; d’un autre côté les débouchés se débarrassaienut des neiges, et d’après certains avis trois mille ouvriers étaient occupés à construire une route d'Ormea à la mer pour l'artillerie. Ces attaques, ces préparatifs dans toutes les vallées dévoilaient notre plan « d'attaquer sur divers points toute la périphérie des frontières du roi de Sardaigne, pour occuper et diviser ses fortes, et entrer ensuite avec un gros corps d'armée dans l'endroit qui nous paraîtrait le moins défendu » (1). Or, une fois dans la plaine, l'Autriche n'avait que 15.000 hommes pour défendre la Lombardie ouverte. Aussi en prévision de cette éventualité, l'archiduc réclamait-il un renfort de six bataillons dans le Tyrol (a).
{1) Gherardini à Thugut, 26 avril, page 333.
(a) Archiduc à l'empereur, 30 avril, Supplément, page 54.