‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 90 sur 204 · CCLXXIT CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CCLXXIT CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

lourner ce poste au cas où l'ennemi y serait en forces, tandis que Laharpe l'attuquerait de front avec le 5° de grenadiers et le 2 bataillon de ln 99°. Cette colonne ayant éprouvé un certain retard (1), les chasseurs déblayaient facilement la route de Pont de Nava. Arrivé au col, Mouret faisait reposer ses troupes (un bataillon du rote, deux du 117°), à sa droite, l'adjudant géné. ral Arnoux marchait avec deux bataillons sur Caprauna afin de tourner la gauche des Piémontuis.

À 11 heures, Masséna, croyant Bulzi della Crocetta fortement occupé, ordonnait à Mouret de rétrograder par Moano et Capella Dominica et de se diriger, par les crêtes sur Balzi Della Crocettu (2). 1 y portait en outre sa réserve formée de la 22° demibrigade; prévoyant même un échec, il prescrivait à ce régiment d'occuper, dans ce cas, Pesasta (3). Deces ordres il résulte que le plan de Massénu était d'occuper l'ennemi de front et de le tourner sur sa gauche.

Au moment où Masséna prenait ces dispositions, il avait certainement quelque inquiétude, puisqu'en prévenant Mouret de l'envoi de la a1°, il se servait de l'expression : & marcher à son secours » (4).

Le repos que Mouret à fait prendre à ses troupes en « peut-être été la cause ; il est fort possible que ne voyant pus progresser la rolonne du centre et ignorant le motif de cet arrêt, Masséna aût cru à ane résistance sérieuse de la part des Piémontais ; ainsi s'expliquerait l'ordre adressé à In 21%,

Le général Mourot ne paraît pas avoir exécuté le mouvement rétrograde prescrit par l'ordre de Massénu, du moïnsson rapport n'en parle pus. Très vraisemblablement les Piémontais avaient déjà battu en rétraite lorsqu'il lui parvint; munis il opérait un mouvement de gauche à droite, sur Balzi della Crocetta, comme le constate un rapport piémontais, qui le place après l'enlèvement dumont Arolo.

La résistance des Piémontais fut certainement peu énergique, surtout sur la gauche, où les milices de Bulzi della Crocetta se reti= rèrent dés qu'elles se virent attaquées; du reste l'effectif des troupes qui bordait la crête du mont Airolo à Balzi della Crocetta était trop faible pour résister à l'attaque des trois colonnes françaises qui s'opéra simultanément, D'après une relation, deux compagnies de Strassoldo auraient été soutenir le mont Arolo ; nu contraire, un

(1) Ce retard n peut-être été provoqué par le désir d'attendre l'effet du mou vement de la réserve

{ah Masséna À Mouret, 16 avril, 11 heures, page 336.

(3) Masséna à la 2: wril, page 235.

(4) Massémn h Mouret, à6 avril, page 235,

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