CCLXXXIT CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN
de fournie 1.000 hommes. Obligé « de garderles hauteurs plus que jamais, nn bataillon de la gg? lui manqnant», ilne pouvait fournir qu'un bataillon, et encore avait-il « dû faire relever quatre compagaies qui avaient une destination Gxe ». 500 homunes restaicat seuls disponibles pour le service de la place d'Ormea.
La fabrication du pain n'avançait pas non plus ; quoiqu'ayant arrêté toute distribution à ses troupes, il doutait d'obtenir la foueniture réclamée pour Garessio, en tont ens elle n'arriverait pus dans la soirée (1). $
À Garessio, Masséna était harcelé de demandes ; n'ayant pas de pain, les soldats « eriaient la faim » ; ni les carilouches, ni l'eaude-vie n'étaient arrivées, aussi décommandait-il le mouvement des troupes ; de nouveau il s'adressait à Laharpe : « seule sa vigilance et son activité pouvaient faire cesser ces justes clumeurs » (2),
Tous les eflorts de Laharpe demeuraient impuissants pour remédier au défant de pain ; les boulangers fatigués se relächaïent, et bien qu'il eût fait nourrir par la Piéve les trois bataillons de Ponte di Nava, la fabrication d'Ormes demeurait impuissante à alimenter Garessio (3).
Heureusement Laharpe apprenait qu'il y avait 15,000 rations à la Piève ; il invitait aussitôt Cervoni à les lui expédier. « Les fours d'Ormen sont insuffisants, lui disait-il, ne perds pas un moment, la troupe murmure et toi seul peux y remédier » ; à la réception de l'invitation pressante de Masséna, tout ce qu'on avait de cuit, 700 à 800 rations, partait à l'instant ; le resté suivi du four, Mais un nouvel obstacle surgissait ; 00 lui a des mulets mais point de sacs, de telle sorte que, si l'on n'y remédiait, les expéditions cesseraient et il se verrait contraint d'attendre le retour des prémiers convois (4), De son côté Masséna, dès qu'il eut connaissance de l'existence de ce pain à Ja Piève, prescrivait à Cervoni de le lui expédier (5)
A lu crainte de manquer de vivres, vinrent s'ajouter les nouvelles de Lonno qui peuvent avoir contribué À provoquer le contre-ordre de l'expédition projetée.
Nous ignorons le contenu des rapports adressés par Lafon à Masséna ; ils étaient cérlainement alarmants, puisque, dans la
41) Laharpe à Masséns, 19 avril, page 287,
{2} Masséna à Laharpe, 19 avril, page 286. 11 n'est pas certain que le mans que de vivres ait été la cause de conire-ordre,
(3) Laharpe à Massèna, 19 avril, pago 288,
1 Laharpe à Cervoui, 19 avril, page 287. Par erreur on x imprimé Cervoni à Laharpe.
tb Massen L Crtei, 19 avril, page 380,