‹ Histoire de la campagne de 1794 en ItalieChapitre 96 sur 204 · CCLXXXIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN · texte numérisé non relu

CCLXXXIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN

fort bien faites et celui-ei revenant d’une réconnnissance ; sa dépêche nous manqué, mais il semble que lui aussi atiribuait un effectif considérable aux forces placées en face de lui {1}.

Prût à tenter uu coup de main sur Ceva et n'ayant plus que 4.500 hommes de disponibles, Masséna ne se laissait pas émouvoir pur de pareils bruits et il afoctait la plus grande confiance afin d'en inspirer à ses lieutenants, « Jamais les ennemis n'oseront ataquer tes nvant-postes, répondait-il À François, ils ont été trop sou veut battus ». Le bataillon de renfort fourni par Hammel le mettait «à même de déjouer les projets de l'ennemi ét faire même quelques tentatives ». Quant à la présence des 5.000 Croates, il refusait d'y croire, ce n'était du reste qu'un instant difficile à passer. « Patience, ajoutait-il, et sous peu nous serons à toi avec des forces considérables » (2).

Après avoir approuvé la reconnaissance faite par Lebrun sur Snorge n pour connaître les établissements de l'ennemi etsa forcën, il lui disait : « Enlève ce que lu pourras aux ennemis suus Le compromettre, surtout recommande à nos frères d'armes de né point se laisser surprendre... Rends compte bien exactement au général Dumerbion et au général Macquard de les mouvements, ne me laisse rien ignorer » (1).

Cette invitation à ne pas « se laisser surprendre » était motivée pur l'enlèvement du poste de ln Tanarda dans la matinée du 9, Masséna, én ayant été averti directement par une dépêche du généralen chef, en exprimait son mécontentement au chef de la 118*: « Je suis fort étonné et je suis mauvais gré de l'avoir laissé ignorer » (3),

A tous les postes, il renouvelait l'ordre de se retrancher,

Les efforts de Laharpe et de Cervoni pour proeurer des vivres à Garessio n'avaient point été infructueux, Le 20 au matin le service était assuré pour la journée, On avait reçu dans la nuit 2,118 ra= tions, un aide de camp en avait amené 2,000 dans la matinée, et Vireville arrivait de la Piève avec 150 mulets (4). On était donc tranquille de ce côté ; toutefois, le personnel administratif se montrait où incapable ou peu zélé, et le service des vivres ne marchait que par des officiers. Depuis le départ de Nice, pas un seul commissairé n'avait suivi le corps, aucun n'avait rejoint, Aubernon malade

(1) Masséna à Lebran, 20 avril, page 297.

{2) Mosséns à François, 36 avril, page 290.

(3) Masséon na chef de la 118, 20 avril, page 296.

(4) Masséon à Laharpe, 30 avril, page 59%.— Masséna à Dumerbion. 20 atril, pare »pô.

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