‹ Histoire de la campagne de 1815Chapitre 72 sur 198 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

hollando-bclge), et les deux brigades de grosse cavalerie anglaise Somerset (gardes) et Ponsonby.

Piéton reçut le commandement de l’aile gauche, le prince d’Orangc celui du centre, Hill celui de l’aile droite.

Toute l’armée anglo-hollandaise n’était pas réunie là.

Le prince Frédéric des Pays-Bas, on l’a vu, occupait Hal avec ladivison Sledmann, la brigade indienne, la cavalerie hanovrienne d’Estorff; et deux brigades de la division Colville, parties, le matin même, de Braine-le-Comte, allaient augmenter ce détachement et le porter à près de dix-sept mille hommes.

En ce moment encore, Wellington craignait d’être tourné par sa droite (1), d’être prévenu sur Bruxelles; crainte bien mal fondée; et à laquelle il n’aurait, sans doute, pas sacrifié, s’il n’eût compté avec certitude sur l’appui de Blücher.

Cet éloignement d’une partie si considérable de ses forces avait réduit celles qu’il rangeait pour la bataille à soixante et dix mille hommes, dont treize mille cinq cents de cavalerie, et à cent cinquante-neuf bouches à feu (2).

(1) On trouve cette crainle très-formellement exprimée clans la lettre au duc de Berry, datée du 18 juin, à trois heures du malin, et citée au commencement de ce chapitre. Wellington écrivait : « Il se peut que l’ennemi nous tourne par Hal^ quoique le temps soit terrible et les chemins détestables, et quoique j’aie le corps du prince Frédéric en position entre liai et Enghien. Si cela arrive, je prie Votre Altesse Royale... et Sa Majesté (Louis XVI II) de partir pour Anvers, non sur de faux bruits, mais sur la nouvelle certaine que Vennemi est entré à Bruxelles, malgré moi, en me tournant par Hat. »

(2) ElTeclif de J’armée anglo-hollandaise «»'""'«■ Cavalerie. Bouches

(toutes armes comprises) le 14- juin. 95,503 dont 16,017 186

Une batterie de fusées.

Perles te 16 juin 4,659 — 160 5

Le 17 juin 268 — 145 «

A reporter. , . 4,927 dont 305

WATERLOO

Avant huit heures, toutes ses dispositions étaient achevées.

L’armée française attendait encore l’ordre qui devait la porter en avant. Dès le point du jour, elle avait reçu celui de se préparer au combat. Elle était prête. Les fatigues, les insomnies d’une nuit passée sous une pluietorrentielle, sur une terre fangeuse, étaient oubliées : elle ne pensait, n’aspirait qu’à la lutte.

« A huit heures, disent les Mémoires de Sainte-Hélène, des officiers d’artillerie qui avaient parcouru le terrain annoncèrent que l’artillerie pouvait manœuvrer, quoique avec quelques difficultés, qui, dans une heure, seraient bien diminuées. »

Napoléon monta à cheval, se porta sur les hauteurs de la Belle-Alliance et reconnut la ligne ennemie, qu’il avait déjà observée.

Le lieutenant général du génie Haxo fut chargé de s’en approcher davantage, pour s’assurer si des retranchements

Hommes. Cavalerie. B. à feu.

Report. . . . 4,927 dont 305 5

Détachements : un régiment et demi de cavalerie (2e et 3c hussards de la légion ger-

manique) laissé sur la frontière d’Ypres à

Tournai 900 — 900 »

Le 81c anglais (division Cole), à Bruxelles. 40| — » »

Le 14e bataillon de milice hollandaise (division Stedinann) envoyé à Audenarde 586 — » »

Sur Hal : division Stedmann et brigade indienne 9,814 — » 16

Deux brigades de la division Colville (John-

ston-anglaise, Lyon-hanovrienne) 5,448 — » 6

Brigade d’Estorff 1,380 — 1,380 »

Grand parc, à Bruxelles 1,860 — » »

Total. . . . 25,316 dont 2,585 27

ixesle à Mont-Saint-Jean : 70,187 hommes de toutes armes, dont 13,452 cavalerie, 159 bouches à feu et une batterie de fusées.

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