‹ Histoire de la campagne de 1815, WaterlooChapitre 110 sur 261 · RÉCAPITULATION · texte numérisé non relu

RÉCAPITULATION

Bouches à feu.

Avec Napoléon 72,447 210

» Grouchy 55,519 96

Division Girard, laissée à Ligny ..... 2,597 8

Pertes le 15 juin 600 »

Id. le 16, à Ligny et aux Quatre-Bras. . . 15,823 »

124,588 Grand parc. . . 5,500

Total égal à l'effectif, le 14 au soir . 128,088 344

(1) Lettre de Grouchy à MM. Méry et Barthélémy, 20 novembre 1829. — Observations sur la Relation de la campagne de 1815, etc., par le comte de Grouchy.

leurs de leur adversaire'.' Grouchy, d'ailleurs, et c'était un point capitalise trouvait-il en mesure de remplir la tâche qui lui était confiée?

Elle était bien diilicile. 11 devait « ne pas perdre de vue les Prussiens; » el, depuis quatorze heures, ils étaient en retraite. Il devait, avec trente-trois mille hommes et 96 bouches à l'eu, « les joindre, les attaquer et compléter ieur défaite; » et cette force était presque exactement balancée par un seul des quatre corps de l'armée ennemie, le corps de Bùlow, qui n'avait pas combattu à Ligny, et devait être bien près de rallier Blùcher, s'il ne l'avait déjà rejoint.

Grouchy fut eflïayé de la mission et chercha même à s'y soustraire.

Il fit observer à Napoléon « que les Prussiens avaient commencé leur retraite, la veille, à dix heures du soir; qu'il s'écoulerait beaucoup de temps avant que les troupes qui étaient fort disséminées dans la plaine, qui avaient démonté leurs armes pour les nettoyer et ne s'attendaient plus à marcher, ce jour-là, pussent être mises en mouvement;... que, si les rapports de la cavalerie ne donnaient encore rien de bien précis sur la direction suivie par la masse de l'armée prussienne, cependant il paraissait que c'était sur Namurquc s'opérait la retraite de Blùcher; qu'ainsi, en le poursuivant, il allait se trouver isolé de lui (Napoléon) et hors du cercle de ses opérations. »

Ces observations furent mal accueillies. Grouchy conjura alors l'empereur de l'autoriser à le suivre. Mais sa prière ne fut pas écoutée. L'empereur répéta son ordre, ajoutant que c'était au maréchal à découvrir la route prise par Bliicher. Le maréchal n'eut donc plus qu'à obéir (1).

(1) Observations sur la Relation de la campagne de 1815, etc., par le comle de Grouchy. — Lettre à MM. Méry et Barthélémy, par le général Grouchy, déjà citée.

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