‹ Histoire de la campagne de 1815, WaterlooChapitre 124 sur 261 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

de la division Perponcher étaient établis à la Haie-Sainte et à Goumont.

La droite comprenait les divisions de Clinton, de Chassé et la brigadeMitchelljdétachéede la division Colville. Cette brigade prit position sur l'alignement du centre, et appuya sa gauche à la chaussée de Nivelles, qu'obstruait un abatis. La division Clinton se plaça en colonne, en arrière de Mitchell, le long et au-dessus du vallon de Merbe-Braine; et se relia, par des troupes légères, à Chassé. Ce général était posté à quinze cents mètres de là, sur Braine-l'Alleud, gros bourg situé dans un large vallon qui s'allonge du sud au nord comme le vallon de Merbe-Braine.

Trois brigades de cavalerie anglaise étaient derrière l'extrémité droite du centre.

La réserve comprenait le corps de Brunswick, entre Merbe- Braine et la chaussée de Nivelles; la brigade Lambert (division Cole), à la ferme de Mont-Saint-Jean ; et, partie à hauteur, partie en avant de cette ferme, six batteries d'artillerie à cheval anglaises, la division Collaert (cavalerie hollando-belge), et les deux brigades de grosse cavalerie anglaise Somerset (gardes) et Ponsonby.

Picton reçut le commandement de l'aile gauche, le prince d'Orange celui du centre, Hill celui de l'aile droite.

•Toute l'armée anglo-hollandaise n'était pas réunie là.

Le prince Frédéric des Pays-Bas, on l'a vu, occupait Hal avec la division Stedmann, la brigade indienne, la cavalerie hanovrienne d'Estorff ; et deux brigades de la division Colville, parties, le matin même, de Braine-le-Comte, allaient augmenter ce détachement et le porter à près de dix-sept mille hommes.

En ce moment encore, Wellington craignait d'être tourné par sa droite (1), d'être prévenu sur Bruxelles; crainte bien

(1) On trouve celle crainte très- formellement exprimée dans la lettre au duc de Berry, datée du 18 juin , à trois heures du matin , et citée au commencement de ce chapitre. Wellington écrivait : « II se peut que

mal fondée ; et à laquelle il n'aurait sans doute pas sacrifié, s'il n'eût compté avec certitude sur l'appui de Blûcher.

Cet éloignement d'une partie si considérable de ses forces avait réduit celles qu'il rangeait pour la bataille à soixante et dix mille hommes, dont treize mille cinq cents de cavalerie, et à cent cinquante-neuf bouches à feu (1).

Avant huit heures, toutes ses dispositions étaient achevées.

L'armée française attendait encore l'ordre qui devait la porter en avant. Dès le point du jour, elle avait reçu celui de se

l'ennemi nous tourne par Hal, quoique le temps soit terrible et les chemins détestables, et quoique j'aie le corps du prince Frédéric en position entre Hal et Enghien. Si cela arrive, je prie Votre Altesse Royale... et Sa Majesté ( Louis XVIII ) de partir pour Anvers , non sur des faux bruits , mais sur la nouvelle certaine que Vennemi est entré à Bruxelles, malgré moi, en me tournant par Hal. »

(1) Effectif de l'armée anglo - hollandaise Homœes- ■"■^"ÏÏT (toutes armes comprises) le 14 juin .... 95,503 dont 16,017 186

Une batterie de fusées.

Pertes le 16 juin 4,659 — 160 5

Le 17 juin 268 — 145 »

Détachements : un régiment et demi de cavalerie (2e et 5e hussards de la légion germanique) laissé sur la frontière d'Ypres à Tournai. 900 — 900 »

Le 81e anglais (division Cole), à Bruxelles . 401 — »

Le 14e bataillon de milice hollandaise (division Stedmann) envoyé à Audenarde .... 386 — » »

Sur Hal : division Stedmann et brigade indienne 9,814 — » 16

Deux brigades de la division Colville (Johnston-anglaise, Lyon-hanovrienne) 5,448 — » 6

Brigade d'Estorff 1,380 — 1,380 »

Grand parc, à Bruxelles 1,860 — » »

Total. ... 25,316 dont 2,585 27 Reste à Mont-Saint-Jean : 70,187 hommes de toutes armes, dont 13,452 cavalerie, 159 bouches à feu et une batterie de fusées.

Page 1