‹ Histoire de la campagne de 1815, WaterlooChapitre 194 sur 261 · CHAPITRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIÈME

dans la lutte, quand, au contraire, il aurait fallu s'en retirer pour éviter un désastre.

Tout l'étalage de critiques, d'accusations fait par Napoléon et ses apologistes sur les incertitudes, les temporisations, les fausses manœuvres de Groucliy, n'a d'autre but que de masquer les fautes énormes commises le 17 et le 18 juin ; fautes dont Grouchy fut complètement innocent, qu'il n'aurait pas eu le pouvoir de réparer, eût-il déployé toute l'habileté, toute l'activité, toute l'énergie imaginables.

Des écrivains de bonne foi, mais oublieux ou insouciants des circonstances, du temps, des distances, des difficultés, se sont laissé prendre au piège tendu à l'histoire par Napoléon et ses apologistes. Mais, pour le dévoiler, il suffit d'étudier les faits. Ils sont là avec toute leur certitude.

La campagne de Belgique peut se qualifier d'un mot : elle fut la campagne des hésitations, des retards.

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