‹ Histoire de la campagne de 1815, WaterlooChapitre 21 sur 261 · CHAPITRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME

la guerre; il était, maintenant, de 276,982 hommes, dont 198,130 disponibles pour la guerre (1); en deux mois et demi, Napoléon avait donc augmenté le premier de ces chiffres de 53,000 hommes seulement, le second de 43,000 à peine.

Et il s'est glorifié, et on l'a glorifié des prodiges d'activité accomplis à cette époque!

Dans le courant d'avril et de mai, Napoléon avait formé successivement, avec les troupes disponibles, un corps de la garde impériale, sept corps d'armée de la ligne, quatre corps de réserve de cavalerie, quatre corps d'observation dits du Jura, du Var, des Pyrénées orientales, des Pyrénées occidentales, et une armée dite de la Vendée. Vers le milieu du mois de mai, une prise d'armes royaliste avait eu lieu dans la patrie de Charette et de Larochejacquelein. Quelques mouvements insurrectionnels s'étaient produits aussi sur la rive droite de la Loire.

Dans les premiers jours de juin, le corps de la garde impériale était à Paris et aux environs, le 1er corps de la ligne sur Valenciennes, le 2e sur Avesnes, le 3e sur Rocroi, le 4e sur Metz, le 6e sur Laon et Arras ; les quatre corps de réserve de cavalerie entre l'Aisne et la Sambre, à l'exception d'une division encore en Alsace.

Le 1 0 juin, l'ensemble de tous ces corps, y compris un parc général, s'élevait à cent vingt-huit mille quatre-vingt-huit hommes. Leur artillerie était de trois cent quarante-quatre bouchesàfeu.

Ils étaient destinés au rôle capital dans le drame militaire qui était proche.

Nous donnerons plus loin leur organisation détaillée. Il suffit, maintenant, d'en indiquer l'effectif général et la position.

Le général Rapp commandait le 5e corps, en Alsace; le ma-

(1) Napoléon, dans ses Mémoires (tome IX), porte à 563,500 hommes, le ler juin 1815, l'armée de ligne; mais il fait figurer dans cet effectif la conscription de 1815 pour 77,500 hommes; et, à cette date, il n'y avait pas encore un seul conscrit appelé.

réchal Suchet le 7e, en Savoie; le général Lecourbe le corps du Jura; le maréchal Brune celui du Var; les généraux Decaen et Clausel ceux des Pyrénées orientales et occidentales; le généra! Lamarque l'armée de la Vendée.

Rapp avait : 5 divisions d'infanterie. — 28 bataillons 15,501 hommes.

1 division de cavalerie. — 14 escadrons. . . 2,082 »

Artillerie, génie, équipages , etc 1,448 »

46 bouches à feu.

Total. . . 19,031(1)»

Suchet : 2 divisions d'infanterie. — 16 bataillons 6,925 hommes.

1 division de cavalerie. — 6 escadrons . . . 787 »

Gendarmerie 54 »

Artillerie, génie, équipages, etc 1,048 »

42 bouches à feu.

Total. . . 8,814(2).- Lecourbe : 1 division d'infanterie. — 8 bataillons 2,783 hommes.

1 division de cavalerie. — 9 escadrons . . . 1,064 »

Artillerie, génie, etc 599 »

21 bouches à feu.

Total. . . 4,446 (5) »

Brune : 1 division d'infanterie. — 15 bataillons. 5,28,7 hommes.

1 régiment de cavalerie. — 3 escadrons . . . 444 i

Artillerie, génie, etc 350 »

16 bouches à feu.

Total. . . 4,081(4)»»

(1) Situation signée par le chef d'état-major du 5e corps, et datée du 20 juin.

(2) Situation officielle au 10 juin. Un régiment, le 6e léger, qui faisait partie du 7e corps avant le l«r juin, était parti pour rejoindre le 4*.

(3) Situation officielle au 10 juin.

(4) Silimliiin officielle au 20 juin. On y a ajouté, par aperçu, l'effectif de l'artillerie, qu'elle ne donne pas.

Page 1