CHAPITRE DEUXIEME
Decaen : 1 division d'infanterie.— 6 bataillons. 2,894 hommes.
1 régiment de cavalerie. — 5 escadrons. . . 462 »
Artillerie 589 »
30 bouches à feu.
Total. . . 5,945(1)»
Clausel : 1 division d'infanterie. — 6 bataillons. 2,954 hommes.
1 régiment de cavalerie. — 5 escadrons . . . 589 »
Artillerie 590 »
30 bouches à feu.
Total. . . 3,955(2)»
Lamarquc : 2 divisions d'infanterie.. — 17 bataillons 7,620 hommes.
Détachements de cavalerie de divers corps. . 476 »
Artillerie et génie 474 r
18 bouches à feu.
Total. . . 8,570(3)»
La force de tous ces corps, réservés pour les rôles secondaires, était ainsi de cinquante-deux mille huit cent vingt hommes, dont cinq mille sept cent quatre de cavalerie; et leur artillerie comptait deux cent trois bouches à feu.
La force des autres corps indiqués antérieurement était de cent vingt-huit mille quatre-vingt-huit hommes. L'effectif général des troupes en ligne, le 10 juin, s'élevait donc à 180,908 hommes, officiers compris.
(1) Situation au 1er juin. Ce corps devait être renforcé par des gardes nationales mobiles; on le verra plus loin. C'est pour cela qu'il avait une si forte proportion d'artillerie.
(2) Idem. On a ajouté l'effectif de l'artillerie, qui n'est pas donné par la situation, et on l'a supposé le même qu'au corps des Pyrénées orientales.
(3) Situation au 20 juin. Cet effectif devait s'augmenter de 1,465 hommes, en quatre faibles bataillons, alors en marche du Mans, de Rennes et de Lorient. D'après un rapport du ministre de la guerre, daté du 22 juin, Lamarque devait encore recevoir quelques renforts des dépôts de cavalerie de Niort, Poitiers et Tours; et, outre les troupes de ligne, il disposait de 2,600 gendarmes, tant à pied qu'à cheval, et 800 autres étaient en route pour le rejoindre.
i2 WATERLOO.
A la même date, six mille hommes environ, des diversesarmes, se trouvaient en marche pour les rejoindre; onze mille de l'artillerie, du génie, étaient à Paris, à Lyon et dans les places fortes.
Telle était la répartition faite des cent quatre-vingt-dix-huit mille hommes disponibles immédiatement pour la guerre.
Le 15 juin, ce dernier effectif,non plus que l'effectif général de l'armée, n'avait éprouvé aucune modification sensible. A cette date, les besoins du recrutement étaient toujours de plus de cent mille hommes (1), et on ne pouvait, d'assez longtemps encore, envoyer aucuns renforts notables aux corps en ligne. La pénurie des dépôts en hommes disponibles pour la guerre peut se juger par ce fait que tous ceux de Paris et des environs jusqu'à la Somme n'étaient pas en état de fournir plus de deux mille cinq cents hommes aux bataillons et escadrons de guerre, avant le 21 juin (2).
« Les dépôts ont été épuisés pour former les corps d'armée ; ils ne présentent plus, en général, que des cadres, » disait, dans un rapport, le ministre de la guerre, le 22 juin.
De quelque manière qu'on veuille le considérer, le résultat obtenu était bien faible, surtout eu égard à la gravité des circonstances.
L'armée extraordinaire était d'environ deux cent mille hommes, vers le 1 5 juin : 140,000 ou 150,000 gardes nationaux mobilisés, 45,000 anciens matelots et militaires retraités,, réformés; 5,000 ou 6,000 canonniers gardes côtes et pareil nombre de chasseurs des Alpes et des Pyrénées, en organisation, depuis le mois de mai , pour le service de ces deux frontières.
La moitié, au moins, de cet effectif n'était pas habillée; la tiers n'en était pas armé.
Napoléon divisa en deux parties l'armée extraordinaire. L'une,
(1) Rapport du ministre de la guerre, daté du 22 juin.
(2) Rapport du 19 juin, au ministre de la guerre.