CHAPITRE HUITIEME
Des deux autres divisions de Thielmann, l'une resta au Point-du-Jour, l'autre à Tongrinne, y appuyant sa droite, et occupant, par des détachements, ce village, celui de Tongrinelle, qui est au-dessous, dans le lit du Ligny, et ceux de BoignéeetdeBalatre.
La cavalerie de réserve du même général fut entre Tongrinne et le Point-du-Jour.
La force totale de ces trois corps prussiens, déduction faite des pertes de la veille et d'un millier d'hommes encore attardés au delà de la Meuse, s'élevait à quatre-vingt-sept mille hommes, dont 8,500 de cavalerie, et 224 bouches à feu (1).
Ils avaient en face soixante-huit mille hommes, dont treize mille de cavalerie, et deux cent dix bouches à feu, que devait renforcer le corps de Lobau, arrivant avec 10,500 hommes et 32 bouches à feu (2).
(1) Corps de Zieten (y compris la cavalerie, Homm" cmtoto.Bmae.
l'artillerie, le génie, etc.) 52,692 dont 1,925 96
Corps de Pirch I, id. ... 32,704 — 4,468 80
Id. de Thielmann, id. ... 24,456 — 2,405 48
Pertes le 15 juin 1,500 — 100 »
Encore au delà de la Meuse 1,000 — 200 »
Reste à Ligny 87,352 — 8,498 224
A la rigueur, il faudrait retrancher de cet effectif celui du train des équipages, etc.; mais, pour éviter des détails, nous ne le retranchons pas. Nous ne ferons pas non plus cette soustraction de l'effectif de l'armée française; et, comme le chiffre des non combattants est très-peu considérable, le rapport numérique des combattants prussiens et français restera, à infiniment peu près, représenté par celui des deux effectifs généraux.
(2) Vandamme (5« corps) (y compris la cavalerie, l'artillerie, etc.)
Girard (division du 2e corps), id. .
Gérard (4e corps). id. .
Garde impériale, id. .
A reporter.
Hommes. Cavalerie.
Souche & feu.
19,160 dont 1,017
La ligne de bataille, prise par Blùcher parallèlement au changement de front exécuté par l'armée française, était sur la direction de Sombreffe à Gosselies. La perpendiculaire abaissée des Quatre-Bras sur cette direction la coupeàSaint- Amand et mesure dix mille mètres.
La droite des Prussiens était en l'air, a dit Napoléon. Cela est vrai; mais ce défaut était corrigé aux yeux de Blucher par l'assurance que lui avait donnée Wellington d'un puissant secours venant des Quatre-Bras. L'assurance fut vaine, on le verra. La droite des Prussiens resta en l'air; mais Napoléon n'en profita pas.
Du reste, leur position était naturellement forte, bordée comme elle l'était par le cours du Ligny et couverte par de gros villages qu'entouraient des fourrés d'arbres, des haies, des clôtures maçonnées.
Hommes. Cavalerie. Boucha*
if«u.
Report. . . 58,104 donl4,363 174
Lobau (6e coj'ps), kl. . . . 10,465 — » 32
Pajol (1« de cavalerie), id. . . . 3,046 — 2,717 12
Excelmans (2<= id.), id. . . . 3,515 — 3,220 12
Milhaud (4e id.), id. . . . 3,544 — 3,194 12
Total. . . . 78,674 — 13,494 242
Pertes le 15 juin 400 100 »
Reste à Ligny 78,252 —13,394 242
Avec le maréchal Ney, sur la route de Charle-
roi à Namur :
D'Erlon (-1" corps) (y compris la cavalerie, HommCs- c.™i.ne. Bo«h..
l'artillerie, etc.) 19,939 dont!, 506 46
Reille (2e corps), id 20,086 — 1,865 38
Lefebvre Desnouelles (division de la garde), id. 2.232 — 2,077 6
Kellermann (4e corps cavalerie), id. . . . 5,679 — 3,360 12
Total. . . . 45,914 — 8,808 102
Pertes le 15 juin 200 — 50 »
A Charleroi, au grand parc 3,500