XXII PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION
qu'un savant, rendu plus modeste encore, par l'abus de la science, ne remplit jamais.
Je ne me suis pas conformé à cette prudente méthode ; j'ai cherché un peu en courant (course qui n'a pas duré moins de cinq ans) les traces de la parodie dans l'antiquité, et jugeant que toute recherche doit aboutir, quelque incomplet que soit le présent ouvrage, je l'offre au public.
Si l'idée qui m'a soutenu pendant quelques années est digne d'être développée, je ne dis pas par un plus méritant, car la lausse modestie est aussi insupportable qu'une vanité chétive ; si cette idée d'élucider quelques points obscurs de l'antiquité parla recherche de la parodie semble utile, peut-être un jour la reprendrai-je, jugeant, ainsi qu'un architecte épris de son œuvre, des parties faibles du monument, des niches vides et des statues qu'il est bon d'y placer.