‹ Histoire de la caricature antiqueChapitre 22 sur 94 · I. Pline, traduction Littré, 1848, ia · texte numérisé non relu

I. Pline, traduction Littré, 1848, ia

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des portiques, des arbrisseaux taillés, des bois, des bosquets, des collines, des étangs, des euripes, des rivières, des rivages au souhait de chacun, des personnages qui se promènent ou qui vont en bateau, ou qui arrivent à la maison rustique soit sur des ânes, soit en voilure; d'autres pèchent, tendent des lilets aux oiseaux, chassent ou même font la vendange. On voit dans cespeintures de belles maisons de campagne dont l'accès est marécageux; des gens qui portent des femmes sur leurs épaules, et qui ne marchent qu'en glissant et en tremblant; et mille autres sujets de ce genre plaisants et ingénieux. Le même artiste a le premier décoré les édifices non couverts {hypœtrcs, promenoirs) de peintures représentant des villes maritimes qui font un effet trèsagréable et à très-peu de frais.

Et cet Arellius, célèbre à Rome, qui excite l'indignation de Pline! « Arellius, dit-il, profana sou art par un sacrilège insigne; toujours amoureux de quelque femme, il donnait aux déesses qu'il peignait les trails de ses maîtresses ; aussi en comptaiton le nombre dans ses tableaux. »

Combien en a-t-on vu depuis d' Arellius, qui ont donné aux Yierties et aux Madones la figure de leurs maîtresses, et qui n'ont pas cru commettre de sacrilèges !

Il ne faut pas oublier Pausias de Sicyone, qui «.imagina le premier de peindre les lambris. Il peignit de petits tableaux, et surtout des enfants. »

Ces citations étaient nécessaires pour bien faire comprendre comment le grand fleuve de l'art s'ali-

mente d'une quantité de rivières, de ruisseaux, de petites sources.

Jusqu'ici ces sujets familiers ne contiennent rien d'ironique.

Masque d'a|)rès une cornaline anlir|iic.

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