CA L I GILA
Bronze cUi Miboo 'J'Aviiiiion.
Stendhal (Mémoires d'un Touriste. 1838, 2 vol. in-8»). M. Mérimée esl du niênic avis : « Uno petite earieatnre, de Caracalla, rcpré-
'foules deux, dit l'archéologue, passent pour des imitalious grotesques de l'empereur Caracalla. Cette opinion, inconlestabie en ce qui concerne le héros couronné de laurier qui tient des gâteaux dans une corbeille et semble les vendre ou les distribuer, me parait plus douteuse si on l'applique à l'autre héros nu et casqué dont le bras gauche devait tenir un boucher, et le droit, qui manque, brandir une lance. Une johe figurine du Cabinet de France reproduit le même motif, sans qu'on démêle dans la tète rien qui rappelle les traits de Caracalla. Toutefois, après avoir exprimé nos doutes, nous devons ajouter que la vraisemblance demeure en faveur de ceux qui reconnaissent un Caracalla dans notre héros combattant.
L'auteur de la caricature, en nous montrant Caracalla sous les traits d'un dieu, n'a choisi ni Hercule, ni aucun des habitants de l'Olympe distingués par leur force ou leur beauté : il a choisi Vnlcain, le dieu laid et difforme par excellence. La courte tunique attachée sur l'épaule gauche, détachée de la droite, est caractéristique du dieu hémiurge. L'exiguïté de la taille, les jambes courtes et difformes, conviennent aussi bien à Vulcain qu'à Caracalla.
M. Lenormant cherche encore d'aiiti^es preuves dans les détails de la seconde statuette pour montrer qu'ils ne peuvent appartenir qu'à Caracalla.
La couronne de laurier sur la tète du dieu n'est peut-être pas seulement un attribut impérial. D'abord on voit fréquemment une coiffure semblable sur la tète de Vulcain; sans doute aussi devons-nous chercher ici une allusion à ces couronnes
sente en marchand de petits pâtés, est un chef-d'œuvre qui prouve i|u'l'ii France on a toujours eu le sentiment exquis du ridicule ; c'est la meilleure clianje que j'aie vue, et M. Dantan devrait l'étudier comme un modèle classiquo. » {Vo'jage dans le midi de la France. 1835, m-S".)
il'or que Caracalla se faisait décerner par les villes à chaque prétendue victoire, et qui, suivant le prétendu témoignage de Dion Cassius, n'étaient qu'un prétexte pour d'odieuses exactions. T-a corbeille que tient Caracalla est évidemment la sj-jor-