Revue arcliéolnfjique, I, -1" parlio, ji. loi
par Winckelmann est morbide et lugubre. Aussi l'antiquité a rarement usé d'un tel moyen de comique, et en ceci elle est d'accord avec les temps modernes, trouvant plus de matière à raillerie dans l'abondance que dans l'absence de graisse '.
Après le ventre, c'est le nez qui préoccupe le plus les sculpteurs satiriques. Les rhéteurs dissertaient volontiers sur cette partie importante de la physionomie. Suivant le grammairien Pollux, le nez droit (ùmoLMoi;) cst Ic scul qui, « divisant la face également, accompagne et dirige les yeux par sa propre direction. » Philostrate veut que l'idéal du nez soit un nez carré (rcrpâywvo;) « comme le nez d'une statue », et se terminant bien (eu p^Çr/xuTav). Platon, Élien, Pétrone et Martial décrivent avec complaisance le beau dessin de certains nez de courtisanes; mais une prolongation nasale trop sensible fournit des détails ironiques aux poëtes. Catulle se moque d'une jeune fdle « au nez qui n'est pas minime, » et Martial, plaisantant à propos d'un ap-
1. Si un catalogue de Tart rétrospectif au palais du Trocadéro avait été publié, on inviterait le lecteur à s'y reporter, à propos de figurines de m(ii(jres de la collection Rayet. 11 semblerait que certains esclaves, presque décharnés, étaient employés à des services de bas étage, et que ce caractère de maigreur était prisé, ainsi que le dit l*lutarque, à titre d'exhibition curieuse. Les monuments de cet ordre, recueillis par de jeunes savants, apparaissent nombreux actuellement; mais les textes manquent et on en est réduit encore à des conjectures. (Note de 1879.)
pendice trop développé, dit à une de ses victimes « qu'Allas ne voudrait pas porter son nez * »,