ANSE DE L A M I' E
Tirée des portefeuilles de Muret au Cabinet des Médailles.
Nos musées possèdent de nombreux échantillons
1. Ce que jcilis dans la note ci-ilc?5iis pour les maiirres s'appUijUC encore au di'vcloppement de l'appemiice nasal. Cinquante petites tètes delà collection Gréau, à l'Exposition, au musé^^ duTrocadéro, Iburniraient les dessins suffisants pour un chapitre relatif au nez dans nue physiognomonie appliquée à la figure antique. On n'aurait que le choix dans ces fragments en terre cuite île r.4sie Mineure. Heureusement l'élan est doiini-; le public s'intéresse à cet art découvert depuis peu; les jeunes érudits sont pleins de bonne volonté, moins symbolisateurs, plus positifs. La lumière se fera certainement avant peu sur les nouveaux côtés familiers de l'antiquité. (Note do 1870.)
?jii APPENDICE
de ces excroissances plaisantes, entre autres les monuments trouvés à Tarse en Cilicie par M. Victor Langlois; ces terres cuites le public peut les voir au Louvre dans une des salles de l'ancien musée Charles X.
Moins connu, le masque comique copié d'après Muret* formait l'extrémité d'une anse de lampe. Le modelé en est très-accentué et d'une bonne exécution. (Voir p. 321.)
Les musiciens sont une des classes dont l'antiquité s'est divertie. C'étaient sans doute des buveurs, des vao-abonds, des ^ens de mauvaise vie, et le dieu Pan lui-même, leur patron, n'est pas sans quelques rapports avecPriape; aussi les poètes de V Anthologie les confondent-ils quelquefois l'un et l'autre dans les mêmes satires.
On connaît des terres cuites baptisées habituellement par les commentateurs de « Pan grotesque, jouant de la syrinx. » Un petit monument qui se voit au Cabinet des Médailles représente un de ces musiciens, tête pointue, gros nez, air idiot.
J'emprunte aux portefeuilles de Muret le dessin
1. Les portefeuilles de feu Muret, attaché au Cabinet des Médailles, et l'un des meilleurs ilessinateurs d'antiquités de son temps, ont été acquis il y a ([uelques années parTÉtat, et ne sont pas une des moindres richesses delà Bibliothèque nationale, tant ilsrenferment de représentations de monuments inédits passés dans des cabinets particuliers ou à Tétranger.
d'une autre terre cuite dont l'original se trouvait dans le cabinet Evans. Ces représentations, paraîtil, amusaient les enfants, car les jambes du person-