‹ Histoire de la caricature et du grotesque dans la littérature et dans l'artChapitre 2 sur 102 · NOTICE III · texte numérisé non relu

NOTICE III

I] est bien inutile, sans doute, de prendre date pour un projet d'ouvrage auquel j'ai renoncé, et je ne le fais qu’afin de justifier la compétence que je m'attribuais en demandant à Th. Wright l'autorisation de le traduire, — compétence que mon ami Octave Sachot a bien voulu reconnaitre en soumettant son travail à ma révision.

J'ai renoncé également à publier dans ce volume les notes et les additions que J'avais préparées dans la prévision d'une collaboration plus active de ma part; quelques-unes de ces additions eussent été extraites d'articles insérés à divers intervalles dans la Revue Britannique, depuis que j'en suis le directeur, et dans la première Revue de Paris, lorsque je la dirigeais. Je reproduirai cependart sons forme d'introduction un de ces extraits, à cause de deux ou trois anecdotes qui me feront pardonner les redites. C’est la substance d’un article qui a paru il y a déjà trente et quelques années dans le tome trente-septième de la Revue de Paris, année 1832. Ce que je viens de dire explique pourquoi je tiens à en fixer la date, n'ayant modifié qu’un ou deux paragraphes.

Au risque de compromettre ma réputation de gravité, je dois commencer par faire l’aveu que je suis naturellement musard et facilement arrêté dans mes promenades par le spectacle le plus vulgaire, le plus puéril, le plus frivole. Né en province, je serais bien digne d’être né à Paris, tant j'aime à grossir la foule de ces badauds de la grand'ville, dont se moque Rabelais, « toujours prêts à accourir et à s’assembler autour d'un bateleur, d'un porteur de rogatons, d’un mulet avec ses cymbales, d'un vielleux au milieu d’un carrefour. » On me rencontre quelquefois courant dans la rue. Ceux qui veulent avoir bonne opinion de moi se sont empressés d’en conclure que j'allais toujours vite, en homme avare de son temps, et qui n'en a jamais à perdre. Je cours, hélas! par

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