XXXU PRÉFACE DE L'AUTEUR
rique en France (relativement du moins à l'influence qu'elle eut en Angleterre) ne dura pas au delà des premières années du dix-septième siècle. On ne peut guère dire que l'Angleterre ait eu une école de littérature satirique, à l'exception de sa comédie, qui appartient au dix-septième siècle ; quant à sa caricature, elle appartient spécialement au siècle dernier et au commencement de celui-ci, au delà duquel il n'entre pas dans mon plan d’en faire l'histoire.
Ces remarques serviront peut-être à expliquer ce que quelques critiques pourraient regarder comme des imperfections dans mon ouvrage, et j'espère qu'elles suffiront pour m'obtenir l'indulgence de mes lecteurs. Mon Histoire de la Caricature aura quelque nouveauté en Angleterre, où aucun auteur, que je sache, ne l'avait traitée avant moi. En tout cas, ce n'est pas une compilation faite sur les travaux d'autrui.
Tomas WRIGAT.
Sydney Strect, Brompton, décembre 1864.
La date de la préface de M. Thomas Wright prouve que son ouvrage avait paru en Angleterre deux années avant l'Histoire de la Caricature antique, et l'Histoire de la Caricature moderne por M. Champfleury, qui a évidemment ignoré nonseulement le volume de l’auteur anglais, mais encore quelquesuncs des sources où a puisé celui-ci. Malgré deux ou trois chapitres dans lesquels les deux auteurs se sont rencontrés, à leur insu, les deux ouvrages diffèrent tellement l'un de l’autre, qu'ils ne pourraient se suppléer. Chacun a son mérite spécial que la critique se. chargera de faire ressortir en rendant, espérons-le, pleine justice à chacun. M. Champfleury a signalé