‹ Histoire de la caricature et du grotesque dans la littérature et dans l'artChapitre 32 sur 102 · AE SN · texte numérisé non relu

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De plus, ce goût, dans son application, ne se borne pas toujours à des sujets profanes ; nous le voyons parfois empicter sur les mystères sacrés de la religion. J’en donne comme un exemple curieux (fig. 2), emprunté à une des gravures de sir Gardner Wilkinson, une scène prise d’une procession funèbre traversant le lac des Morts, et qui figure dans une des anciennes peintures de Thèbes dont nous venons de parler. « Le goût de la caricature commun aux Égyptiens s’est exercé là en dépit du caractère sérieux du sujet. Le mouvement rétrograde du grand bateau, qui a atterri et qui, repoussé du rivage, est venu frapper la petite embarcation avec son gouvernail, a renversé sur les rameurs de celleci, malgré tous les efforts de l’homme placé à la prouc et les

HISTOIRE DE LA CARICATURE ) énergiques vociférations du timonier, une grande table chargée de gateaux ct d’autres objets. »

L'accident qui bouleverse et éparpille ainsi les provisions destinées au repas funèbre et la confusion qui s'ensuit forment , au milicu d’un tableau grave, une scène plaisante, qui serait digne de l'imagination d'un Rowlandson.

Un autre sujet (fig. 3), tiré d’un tableau de la même série, appartient à un genre de caricature qui date d'une époque fort éloisnée. Une des idées les plus naturelles chez tous les peuples consiste à comparer les hommes aux animaux dont ils possèdent les qualités particulières. Ainsi, l’un est hardi comme un lion, un autre fidèle comme un chien, rusé comme un renard, ou sale comme un porc. Souvent le nom de l’animal est ainsi donné comme sobriquet à l’homme, qui, par suile, est représenté en peinture sous la forme de l'animal. C'est sans doute, en partie, de cette sorte de caricature qu'est née cette catégorie particulière d’apologues connus depuis sous le nom de fables. [1 s’y rattachait la croyance à la

Fig. 3.

métempsycose ou à la transmission de l’âme dans le corps des animaux après la mort, croyance qui faisait partie de plusieurs des religions primitives. Les exemples les plus anciens de ce geure de caricature de l'espèce humaine se rencontrent sur les monuments égyptiens, comme dans le cas que je viens de signaler, lequel représente « une âme condamnée à retourner sur la terre sous la forme d’un porc, après avoir été pesée dans la balance devant Osiris et trouvée trop légère. Embarquée sur un bateau, elle est expulsée du lieu saint en compagnie de deux singes. » Nous ferons remarquer que ces derniers animaux, tels qu'ils sont représentés ici, sont des cynocéphales on singes à tête de chien (simia inuus), qui étaient des animaux sacrés chez les Égyp-

tiens. En outre, le trait caractéristique qui leur est particulier, — la tête rappelant celle du chien, — est, comme d'ordinaire, exagéré par l'artiste.

Cette image du renvoi, sous la forme repoussante d’un porc, d’une âme condamnée, est peinte sur le mur de gauche de la longue galerie qui sert d'entrée au tombeau du roi Rhumsès V, dans la vallée des catacombes royales désignée sous le non de Bibanel-Molouk à Thèbes. Sir Gardner Wilkinson indique l’année 1185 av. J.-C. comme date de l’avénement de ce monarque. Dans le tableau original, Osiris est assis sur son trône à quelque distance en avant du bateau, et il le bannit de sa présence par un signe de main. Ce tombeau fut ouvert du temps des Romains, qui l’appelaient le Tombeau de Memnon; il a été l’objet d'une grande ad-

Fig. &

miration et il est couvert d'inscriptions élogicuses dues à des visiteurs grecs et romains. Une des plus curieuses se trouve au bas de la peinture qui nous occupe : elle rappelle le nom d’un daduchus ou porteur de torche aux mystères d'Éleusis, qui visita ce tombeau sous le règne de Constantin.

L'usage, une fois introduit, de représenter les hommes sous Îa forme d'animaux, prit bientôt de nouveaux développements et donna lieu à d’autres applications de la même idée. Ainsi, on re-

présenta des animaux se livrant aux diverses occupations de l’homme, et l’on intervertit les rôles entre l’homme et les animaux inférieurs en représentant ceux-ci comme traitant leur tyran humain de la même manière qu'ils sont ordinairement traités par lui. Cette dernière idée est devenue fort en vogue à une époque plus rapprochée de nous; mais la première se retrouve assez souvent dans les œuvres d'art échappées au naufrage des siècles. Parmi les antiquités précieuses du Musée britannique, un long papyrus égyptien formant dans l’origine un rouleau est couvert de compositions de ce genre : j'en extrais trois dessins curieux. Le premier (fig. #)

représente un chat chargé de la conduite d’une bande d’oies. Nous ferons observer que le chat tient à la patte une baguette terminée par un crochet, semblable à celle dont nous avons vu les singes munis dans l’image qui précède (fig. 3). Le second dessin (fig. 5) représente un renard portant un panier au moyen d’une perche appuyée sur son épaule (mode de porter les fardeaux souvent représenté sur les monuments de l’art antique), et jouant d'un instrument bien connu, double flûte ou pipeau. Le renard ne tarda pas à devenir un personnage favori dans ce genre de caricature, et l’on sait quel rôle éminent il eut par la suite dans la satire du moyen âge. Cependant le singe a été peut-être le plus populaire de

tous les animaux de cette catégorie de charges, ce qui paraît assez naturel eu égard à sa singulière aptitude à imiter les actions de l’homme. Les anciens naturalistes nous font des récits curicux, quoique peu croyvables, de la manière dont on tirait parti de cette disposition des singes, pour s'emparer d'eux. Pline (Hist. nat., liv. VITE, c. Lxxx) cite un vieil auteur qui assurait qu’on leur avait même appris à jouer aux dames. Notre troisième sujet tiré du papyrus égyptien du Musée britannique {fig. 6) représente deux animaux très-connus dans le blason moderne, le lion et la licorne, jouant aux dames,— ou, pour mieux dire, au jeu que les Romains appelaient ludus latrunculorum, et qui, croit-on, ressemblait à notre jeu de dames. Le lion a évidemment gagné la partie, et il ramasse l'argent avec ses griffes ; son air de supériorité fanfaronne, ainsi que la mine surprise ct désappointée de son adversaire battu,

Fig. 6.

ne sont assurément pas mal figurés. Cette série de caricatures, quoique égyptiennes, appartient à la période romaine.

Le monstrueux touche de près au grotesque, et l’un et l’autre rentrent dans le domaine de la caricature, lorsqu'on prend ce mot dans sa plus large acception. Les Grecs surtout aimaient les figures de monstres, ct l’on rencontre constamment des formes monstrucuses dans leurs ornements et leurs œuvres d'art. Le type du

monstre égyptien est représenté dans la gravure ci-contre (fig. 7), tirée de l’ouvrage de sir Gardner Wilkinson que j'ai déjà cité. C’est, dit-on, l’image du dieu Typhon. Elle figure souvent sur les monuments égyptiens, avec quelque modification dans les formes, mais avant toujours pour traits caractéristiques une face large, grosse et hideuse, et une grande langue pendante. Ce type ne manque pas d’un certain intérêt pour nous, en ce qu'il est, selon toute apparence, l’origine d'une longue série de visages ou de mas-

ce

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ques de la même forme et du même caractère, qu’on retrouve continuellement dans l’ornementation grotesque, non-seulement chez les Grecs et les Romains, mais encore au moyen âge. Les Romains, paraît-il, donnaient quelquefois ces traits aux images des gens qu'ils haïssaient ou qu'ils méprisaient ; et Pline, dans un passage curieuxde son Histoire naturelle ! , nous apprend qu'à une certaine époque,

1 Pline, Hist. nat., liv. XXXV, c. vin.

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parmi les tableaux exposés dans le Forum de Rome, il yen avait un qui représentait un Gaulois « tirant la langue d’une façon très-inconvenante. » Une image souvent reproduite dans l’ancienne Grèce, et à laquelle les antiquaires ont, je ne sais pourquoi, donné le nom de Gorgone, est la copie exacte des Typhons égyptiens. Le spécimen qu'en représente la gravure n° 8 est une figurine en terre cuite, qui fait maintenant partie de la collection du Musée royal de Berlin ft.

Cependant, en Grèce, l'esprit de la caricature et du dessin burlesque avait pris une forme plus régulière que dans les autres pays, car il était inhérent à l'esprit de la société grecque. Dans la population grecque, le culte de Dionysos ou Bacchus avait jeté de profondes racines dès les temps les plus reculés, — de temps même immémorial, — et ce culte a été Je noyau de la relision et des superstitions populaires, le berceau de la poésie et du drame. Les cérémonies religieuses les plus en faveur des peuples de la Grèce étaient les fêtes dionysiaques et les rites phalliques, ainsi que les processions qui les accompagnaient, cérémonies dans lesquelles les principaux acteurs prenaient le déguisement de satyres et de faunes,en se couvrant de peaux de bouc et en se barbouillant le visage de lie de vin. Dans ces bruyantes bacchanales, ils se livraient à une licence effrénée de gestes et de langage, débitant des plaisanteries obscènes et des discours insolents qui n'épargnaient personne. Cette partie de la cérémonie était l’attribut particulier d’une fraction des acteurs, qui accompagnaient la pro-

ession dans des chariots, et jouaient des espèces de scènes dramatiques, dans lesquelles ils criblaient de quolibets satiriques les passants ou ceux qui escortaient le cortége, un peu à la façon de nos Carnavals modernes. Ces fêtes devinrent l’occasion de pasquinades grossières, représentées en public et de la manière la plus libre. On prétend que, du temps de Pisistrate, ces représentations furent astreintes à un peu plus de décence par un individu du nom de Thespis, qui, dit-on, inventa les masques comme étant un meilleur déguisement que des visages salis, et qui est regardé comme le créateur du théâtre grec. En effet, on ne saurait douter que le drame ait pris naissance de ces cérémonies populaires, et il porta longtemps les marques évidentes de son origine. Le nom

1 Panofka, Terracolten des Museums; Berlin, pl. LXE, p. 145.

même de la tragédie n’a rien de tragique dans sa dérivation, car il est formé du nom grec Tcayos, qui signifie bouc, animal de la peau duquel les satyres se revêtaient, et c’est pourquoi ce nom fut aussi donné à ceux qui faisaient les satyres aux processions. Un tpaywôrs élait le chanteur, dont les paroles accompaynaient les mouvements d’un chœur de satyres, et la dénomination de tragodia fut appliquée à la scène jouée par lui. De même, un comodus (xwuewêos) était celui qui accompagnait pareillement de chants d'un caractère insultant ou satirique un comus (xüuos) ou bande de gens en fête, dans la partie la plus désordonnée et la plus licencieuse des scènes représentées aux fètes de Bacchus. Ce qui a toujours trahi l’origine du drame grec, c’est la circonstance que ce genre de spectacle n'avait lieu qu’aux fêtes célébrées chaque année en l'honneur de Bacchus, desquelles, à vrai dire, il faisait partie. Au surplus, à mesure que le théâtre grec se perfectionna, il conserva toujours la triple division, qui lui venait de son origine, en tragédie, en comédie eten drame satirique ; ‘or, comme la représentation avait toujours lieu à l'occasion des dionysiaques, à Atliènes chaque auteur dramatique devait présenter ce qu'on appelait une trilogie, c'est-à-dire une tragédie, une pièce satirique et une comédie. Tout cela, dans l'esprit du peuple, s’identifiait si complétement avec le culte de Bacchus, que, longtemps après, quand le sujet d’une tragédie même ne plaisait pas aux spectateurs, ceux-ci formulaient ordinairement leur mécontentement par ces mots : TÉ radra pds Tv Atdvusov ; € Qu'est-ce que cela a à faire avec Bacchus ? » et OÙdév rcûç tov Atdvusov, « Cela n’a rien à faire avec Bac. chus. »

Îlne nous reste aucun monument complet du drame satirique des Grecs, lequel était sans doute une œuvre d'un caractère passager, et qu'on s'attachait moins souvent à conserver ; mais la comédie grecque primitive s'est continuéc dans un certain nombre de pièces d'Aristophane, où l'on est à même de l’apprécier dans toute sa liberté d’allure. Elle représentait dans son entier développement la raillerie du temps de Thespis lancée du haut d’un chariot. Elle était, dans sa forme, burlesque et licencieuse jusqu'à l'extravagance ; l’insulte personnelle en composait l'essence, ainsi que la satire généralisée. On ne se contentait pas d'attaquer les individus en leur appliquant des épithètes injurieuses ; on représentait leur personnage sur la scène comme accomplissant toute es-

pèce d'actions méprisables, et comme subissant tonte sorte de traitements ridicules et humiliants. Le drame portait ainsi les marques de son origine, non-seulement dans la licence extraordinaire de son langage et de ses costumes, mais encore dans le constant usage du masque. Un de ses modes favoris de satire consistait dans la parodie, qui n’épargnait rien de ce que la société respectait à ses heurcs solennelles, rien de ce que l’auteur satirique considérait comme méritant la dérision ou le mépris public. La religion ellemême, la philosophie, les mœurs et les institutions sociales, tout, jusqu’à la poésie, fut parodié à son tour. Les comédies d’Aristophane sont pleines de parodies des œuvres poétiques des auteurs tragiques et autres de son temps. Îl a réussi surtout à parodier la poésie du tragique Euripide. C’est done avec raison qu'on a défini l'ancienne comédie des Grecs : la comédie de caricature. L'esprit et mème les scènes de cette cornédie, transportés dans la peinture, se sont identifiés avec cette branche de l’art à laquelle nous donnons le nom de caricature dans les temps modernes. Sous le couvert de la bouffonnerie des bacchanales se cachait, il est vrai, un but séricux; mais c'était surtout la satire générale que contenaient implicitementles violentes personnalités dirigées contre les individus, et l’abus arriva à un tel point que, lorsque les personnes ainsi attaquées eurent acquis à Athènes plus de puissance que la populace, l'ancienne comédie disparut.

Aristophanc fut le poëte le plus grand et le plus accompli de l’ancienne comédie. Les pièces qui nous restent de lui nous peignent l'hostilité des partis politiques et sociaux de son temps aussi vigoureusement et l’on peut même ajouter plus minutieusement que ne le font les caricatures de Gillray pour le règne du roi d’Angleterre George IIT. Elles traversent l'époque mémorable de la guerre du Péloponèse, et les plus anciennes en date nous donnent, pendant plusieurs années, la série annuelle régulière de ces SCènes pour la part qu'Aristophane y prit. La première, les Acharniens, fut jouée la sixième année de la guerre du Péloponèse, l'an 495 avant J.-C., à l'occasion de la fête Lénéenne de Bacchus, où clle remporta le premier prix. Celte comédie est une sortie hardie contre la prolongation factieuse de la guerre par l'influence des démagogues athéniens. La pièce qui vient ensuite, les Chevaliers, représentée en 424 avant J.-C., renferme une attaque directe contre Cléon, chef de ces démagogues, quoiqu'il n'y soit pas désigné

par son nom; et l’on rapporte que, ne trouvant personne qui eût le courage de faire un masque représentant Cléon ou de jouer le rôle, Aristophane, obligé de le joner lui-même, se frotta le visage avec de la lie de vin, pour représenter la face enluminée et bouffie du grand démazogue. C'était un retour au mode primitif de jouer la comédie des prédécesseurs de Thespis. Ce fut aussi la première pièce qu'’Aristophane écrivit sous son nom. La pièce des Nuées, publiée en 4923, s’en prend à Socrate et aux philosophes. La quatrième, les Guëpes, publiée en 422 avant J.-C., présente une satire contre l’humeur processive des Athéniens. La cinquième, intitulée : la Paix (Etc), parut l'année suivante, à l’époque de la paix de Nicias : c’est une autre satire contre les velléités belliqueuses de la démocratie athénienne. La pièce qui vient en sixième sur la liste de celles qui nous restent parut après un intervalle de plus sieurs années, car elle fut publiée en #14 avant J.-C., première année de la guerre de Sicile ; elle a trait à un mouvementirréligieux, qui avait causé une grande agitation à Athènes. Les Athéniens sont représentés comme quittant Athènes par dégoût des vices et des folies de leurs concitovens,et cherchant le royaume des oiseaux, où ils forment un nouvel Etat, lequel intercepte la communication entre les mortels et les immortels; les rapports nc sont rétablis qu’en vertu d’un arrangement entre tous les partis. Dans Lysistrate, qu’on croit avoir paru en 411, encore au fort de la gucrre, les femmes d’Athènes trament un complot, dont le succès les rend maîtresses du gouvernement de l'Etat, et elles forcent leurs maris à faire la paix.

Les Femmes à la féte de Cérès paraissent avoir été publiées en 410 avant J.-C.; c'est une satire sur Euripide, dont les ouvrages ne ménagent pas les attaques contre le beau sexe; aussi, dans cette comédie, les femmes conspirent-elles pour obtenir le châtiment de l’auteur tragique. La comédie des Grenouilles fut jouée en l'an 405 avant J.-C. ; c’est une satire sur la littérature du jour; elle est dirigée particulièrement contre Euripide et fut sans doute écrite peu de temps après sa mort, car le véritable sujet est la décadence du draine tragique, décadence à laquelle Euripide était accusé d’avoir aidé. C'est peut-être la plus spirituelle de celles des pièces d’Aristophane qui sont parvenues jusqu’à nous. La comédie des Harangueuses, publiée en 392, est une critique burlesque des théories du gouvernement républicain, émises alors par les philosophes, et

dont quelques-unes différaient peu du communisme moderne. [ci encore,les femmes,au moyen d'une conspiration adroitement ourdie, deviennent maîtresses des propriétés, et décrètent la communauté des biens et des femmes, ainsi que quelques lois toutes particulières à cet état de choses. L'esprit de la pièce, qui est extrémement épicé de gros sel, roule sur les disputes et les embarras qui résultent d’une telle situation. La dernière des comédies qui nous restent d'Aristophane, Plutus, semble être une œuvre du déclin de la vie active de l’auteur, et la moins frappante de toutes ses comédies; c’est plutôt une satire morale qu’une satire politique.

[l paraît: que, dans une pièce représentée en 426, un an avant les Acharniens, sous le titre des Babyloniens, Aristophane blessa gravement le parti démocrate, circonstance à laquelle il fait plus d’une fois allusion dans le premier de ces deux ouvrages, Cependant son talent et sa popularité semblent l’avoir mis au-dessus du danger, etrien certainement n’a pu surpasser le ton acerbe et satirique qui domine dans ses comédies ultérieures. Les auteurs qui vinrent après lui furent moins heureux.

Parmi les derniers auteurs comiques de l’ancienne école, nous citerons Anaximandride, qui formula une réflexion piquante sur l'Etat d'Athènes en parodiant un vers d’Euripide.

Le poëte tragique avait dit :

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