‹ Histoire de la caricature et du grotesque dans la littérature et dans l'artChapitre 47 sur 102 · AK | Z · texte numérisé non relu

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réré de la cathédrale de Gloucester, le costume des bergers est

remarquablement exécuté, même dans les détails, avec les divers ustensiles appartenant à leur profession , et dont la plupart sont suspendus à leur ceinture. Cette composition est pleine de vie; le chien lui-même prend part à l’action générale.

Des deux autres exemples que nous choisissons parmi les misérérés de Corbeil, le premier représente le charpentier, ou, comme l’appelaient communément les Anglo-Saxons du moyen âge, le wright, ce qui signifie simplement l'artisan, l'ouvrier, le faiseur. L'application de ce terme, plus noble et plus général (car le Tout- | Puissant lui-même est appelé, dans la poésieanglo-saxonne, ealra gescefla wyrhta, l’Artisan ou le Créateur de toutes choses ). montre quelle importance le moyen âge attachait à l’art du charpentier.

Tout objet fait de bois rentrait dans ses attributions. Dans le « Colloque » anglo- - CES saxon de l’archevé-

Fig. 94. que Alfric, où figu-

rent quelques -uns

des artisans les plus utiles discutant sur la valeur relative de

leurs divers métiers, le wright dit : « Qui d'entre vous peut se

passer de mon art, puisque je fais des maisons, et toutes sortes

de vases (vasa) et de navires pour vous tous ? » (Volume de Voca-

bulaires, p. 11.) Jean de Garlande, au treizième siècle, décrit le

charpentier comme fabriquant, entre autres choses, des cuves, des tonneaux et des barriques.

À cette époque, le bois et les métaux étaient, avant tout, les matériaux sur lesquels s’exerçait le travail de la main, et l’ouvricr qui travaillait le bois passait avant le forgeron. Le charpentier, encore aujourd'hui, cest appelé wright en Écosse. Notre dernière figure (n° 94), empruntée également à l’un des misérérés de Corbeil, représente le cordonnier, ou, comme on l’appcelait

alors habituellement, le cordouannier, parce que le cuir dont il se servait venait principalement de Cordoue en Espagne, et se nommait pour cette raison cordouan ou cordouaine.

Notre artiste en chaussure est occupé à couper une pièce de cuir avec un instrument d’assez singulière espèce. Des souliers et peutêtre des formes pour faire des souliers sorit accrochés à des patères contre la muraille.

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