I4»5 HISTOIRE
Jo vais à un banquet présidé par Pierre Leroux. «4 si vous saviez comme il est vétilleux pour la Irjilette:
Malices innocentes dont souriait sans doute Thonnôte philosophe, inventeur de la Triade, connu par le désordre de ses habits.
Une autre estampe représente un mari qui veut empêcher sa femme daller « communier avec huit cents frères » à la barrière du Maine, dans ces agapes où les citoyens cuisiniers faisaient de si mauvaise cuisine et les citoyens orateurs de si mauvais discours.
Celui qui a assisté aux singuliers spectacles donnés par le Club des femmes trouvera modérées les railleries du caricaturiste. Paraître en public, monter à la tribune, prononcer des discours, que ces femmes étaient fières! Mais combien les malheureuses furent châtiées de leur manque de pubien ri
La plume se refuse à donner une idée de la tournure que les assistants infligeaient à de certains mots inoffensifs, qui devenaient tout à coup cyniques et révoltants par les interruptions et les huées. Par de brusques arrêts infligés à chacune des syllabes sortant de la bouche de l'orateur, la foule obtenait des scandés erotiques à faire rougir un corps de garde.
Pauvres femmes I Intérieurement chacun les plaignait d'être en butte à de si cruelles hontes. Les
DE LA CAIIK'ATUIIK MODERNE IW
l)l;nndre? Elles étaieiU glorieiisos do leur rùlr •!'• martyre !
Le front haut, Id'il ouflamnié, le geste ardenl, elles se dressaient sur la Iribune, essayaient eu vain de conjurer le lumulle et se reliraient, prési-
dente en tète, devant les huées, ruii\r;iiil le leiideinain les portes du club, et condamnées de nouvenu par la foule aux mêmes chùtinienls.
La lutte renuiait ces personnes. Elles jouaient uîi rôle dans la Révoluliunl Les insulles glissaient ^ur elles sans atteindre leur vajiité.
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(Vosl dans ces moments de troubles qu'il faut (Uidier la femme aventureuse. Que lui importent caricatures, attaques, pamphlets? Tous ces coups,
elle les endure comme un cataleptique, sans se jtlaindre, sans en souiïrir.
Je pense à un llog'arlli jelé en pleine révolution.
11 eût déroulé une suite de tableaux commençant par une heureuse union oii la femme remplit humblement ses devoirs de ménagère, car les satiriques, depuis Molière jusiju'au rhéteur Proudhon, ne reconnaissent qu'une condition pour la femme : « ou courtisane ou ménagère. » Par quels chemins la .femme est condamnée à passer pour respirer de folles brises de liberté, c'est ce que Hogarth eût indiqué par son pinceau moral, qui n'eût pas reculé devant un châtiment à infliger à la clubiste. Le crayon de Uaumier, brutal en apparence, raille avec bonhomie, sans pousser la satire jusqu'à son extrême conséquence. A peine laisse-t-il entrevoir le morne écriteau du mont-de-piété, qu'il abandonne aussitôt pour revenir à son rire sans fiel.
Eu treille ans, suivcUit levéneraeiit du jour, Dauniier a crayonné, sous le litre iVActuantrs, une œuvre personnelle qu'on pourrait appeler son journal. Nouvelles, croquis de la rue, cancans du jour, préoccupations du badaud, jusqu'aux crises politiques qui tiennent en éveil la nation, y sont relatés jour par jour. C'est une des faces curieuses d'une œuvre à l'aide de laquelle on reconstituera plu> tard les misères de la vie piivée cl de la Nie politique.
I^iCs AcIutiUth furent la représeiilatiou de certaines scènes parisiennes : ballons de rilippodruiue, festivals des orphéonistes, CUiinois au .lai'diu de< l'jante-.
HISTOIRE DE LA CARICATIRE MODERNK tôt
magnétiseurs, policliomaiiie, macadam, loiigévito prônée par M. Flourens, apparition de la crinoline, Aztecs devant les savanls, retour de la Californie, arrivée de M. Hume, quadiillc dt'> lanciers, prédictions de M. BabincI, tui'cos au camp de Sainl- Maur, pisciculture propagée par M. (loste, beefsleaks de chevaux très recoinmandi's [y.w (icofTroy Saint-IIilaire.
C'est la chronique railleuse des é\énements du jour, le fait-Paris traduit en dessins burlesques.
Tout ce qu'on dit dans cette immense loge de portiers qu'on appelle Paris (commentaires sur l'impôt des chiens, unité des poids et mesures, tarif des fiacres, arrêtés municipaux sur la liberté de l.i boucherie, inforluiies du docteur noir, construction des halles, eau du puits de Grenelle, démolitions parisiennes, loterie du lingot d'or, etc.), fut recueilli par Daumier au courant du crayon, le dessin toutefois déguisant la pauvreté de l'étolTe.
L'artiste, qui avait besoin de larges espaces pour les remplir de sa fougue, dut souvent souffrir de traduire des dialogues de concierges et de buuliquiers; comme aussi, pendant la guerre de Grimée, il fallut représenter, suivant la tradition des bonnes femmes, de fantastiques Gosaques mangeurs de chandelles, qui doivent rire aidant des Français que nous rions des provinciales anglaises qui nous traitent (t de mangeurs de grenouilles ».
Les guerres de Grimée et d'Italie fournirent ce-
pendant, quoique péchant par une certaine unilorniité, quelques motifs nouveaux; mais, en 1858, l'homme était fatigué de ces improvisations crayonnées.
La [censure pèse vivement sur l'art satirique et l'accablr. Dainiiier ne pouvant traiter que des scènes
de mœurs, y était revenu à tant de reprises que le champ commençait à s'épuiser. Aussi, pendant ses dernières années de collaboration au Charivari, la main eut-elle plus de part que l'esprit dans des compositions où se sentait une sorte de déroute.
L'artiste, tyrannisé par le démon de la peinture, ne s'asseyait qu'à regret vis-à-vis de la pierre litho-
,i;r<'iphiqii<^; il l";ill;iit que, pressé par lo journal, Daiimier s'allolàt, au dernior monicnl, à son travail du inois, qu'il acconi plissait lo plus souvent à la lueur de la lampe.
Huit pierres en une nuit, telle était, me dit un ami du maître, la besof^ne forcée du Méridional; après quoi il rêvait à la peinture, qui lui apparaissait dans une sorte de mirage.
On pense quelles brusques singularités de crayon amena ce travail nocturne. De 185G à 1858, ce ne sont que profils à peine indiqués, ombres et lumières étranges qu'on pourrait croire d'un artiste aiîaibli. Pourtant il était dans toute sa force. Mais pensez à Aristophane sans théâtre I
Combien l'homme regrettait 1<' beau temps de 18;3;3, où tout le feu de sa jeunesse passait dans de grandes compositions. Combien encore dut-il regretter la R(''piiblique. quoique tiraillée par tant de partis que tour à tour l'artiste avait peints en toute liberté I Car la Révolution de 1848 fournit encore nombre de thèmes à l'œuvre du caricaturiste, dont l'idéal était enfin réalisé.
Il faut voir apparaître, dans le fond de ses dessins satiriques, la République illuminée par un nimbe rayonnant. Telle elle est traduite dans sa noblesse par une main d'habitude sarcastique, telle elle fait juger la pureté du moule d'oii, radieuse, elle s'élance. Pour représenter cette majestueuse figure, le crayon s'ennoblit, les lignes s'épu-
rout, toute trace grimaçante disparaît, faisant place à la pure fiction rêvée par tant de grands esprits.
On a des preuves de la modération que l'artiste apporta dans la peinture des hommes pendant la période républicaine. De 18 i8 à 1850, il donna les portraits des principaux membres de la Constituante et de l'Assemblée législative; quelques-uns sont marqués de traits satiriques, mais combien éloignés de l'emportement qui présidait aux portraits des pairs de France de 183 i!
(rest dans les Actualités qu'il l.iut suivre la fin misérable de la République. Daumier y a peint en traits ineffaçables les médecins qui s'empressa ien autour de la malade, lui tàtaientle pouls, hochaient la tête et donnaient des remèdes impuissants, hostiles ou dangereux.
M. Mole et M. Thiers, Proudhon, M. Léon F.iucher, M. Odilon Barrot, M. Berryer, M. Yéron, M. de la Rochejaquelein, M. Dupin, M. Crémieux. le général Ghangarnier. le prince-président, Yeuillot et M. de Montalembert, onl souvent posé devant ce crayon qui n'a plus la pointe injuste et brutale des premières années du règne de Louis-Philippe.
La violence a fait place à une philosophique modération. Ce sont des pages railleuses, mais instructives.
Dans cette série a])par;iîl l.i l)iiurgooi>îe l;H[uiiie,
DE LA CARICATIRE MoDKRNK
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inquièti', révolulionnaii'c, réactionnaire, hardie, peureuse, qui sait trop doii elle vient pour nr pas avoir peur d'où elle va.
Ce qu'elle veut, elle n'en sait rien. Fière d'avoir rhassé son roi, elle sent que la République non
plus ne sera pas difficile à renverser, et c'est alors que, dans ce but, elle s'allie avec les partis les plus opposés, cherchant une force quelconque dans le sabre du général (lavaignac, plus volontiers dans le goupillon des sociétés de saint Vincent de Paul.
La bourgeoisie a un vague pressentiment de son agonie ; mais voulant faire croire qu'elle existe encore, elle envoie chercher tous les hommes politiques que tour h tour elle a renversés de leur pié-
destal, et se donne, avant de mourir, le plaisir de les entendre.
De ces discussions, de ce chaos, de cette tour de Babel parlementaire rien ne sortira que de misérables intrigues. La bourgeoisie en connaît le jeu depuis dix-huit ans: et pourtant, comme Sardanapale mourant sur le bûcher entouré de ses femmes et de ses richesses, la bourgeoisie en I end que son râle soit dissimulé sous le bruit des parlotes politiques.
Il y a du Gribouille dans le tempérament bourgeois : le bourgeois qui craint le peuple trouve le moyen d'exciter sa colère. Il a peur des coups de fusil et c'est à coups de fusil qu'il l'ail rentrer le peuple dans ses faubourgs.
Le fait, voilà ce qui préoccupe les bourgeois ; les conséquences, ils n'y pensent guère. Élevés par des pères qui ont renversé la noblesse, cela les chagrine de subir le sort final de leurs pères, car ils n'ont pas le courage des royalistes et des- révolutionnaires qui, bravement, honmies et femmes, montaient sur les échafauds de 171»:'..
Tu ne périras pas sur l'échafaud, ù boui'geoisl mais d'autres misères t'attendent pour a\oir fait de l'opposition quand même. Tes enfants, plus sages que toi, te l'ont répété sur tous les tons. Tu n'as écouté ni poètes, ni romanciers, ni peintres, qui pendant dix-huit ans sifflaient à tes oreilles : Bourf/pois! h peu près sur le même air Des /(UJip/ousf
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que tu laissjiis chanltM' p;H' les éiueuliers eu cossanl les carreaux.
El pourtant voici que la liu de (ou règne arrive.
Appelle à loi la gauche, la droile, le centre, les légitimistes, les orléanistes, les donneurs deau bénite, les ennemis de la pensée, nul d'entre eux ne pourra s'opposer à ta fui misérable.
Ces oscillations politiques, cette agonie, ce râle de la bourgeoisie, Damuier les a enregistrés sur la pierre; et ce ne sera pas la partie la moins curieuse do son œuvre.
l'ii momciit, en iSi.s. Dauiiiior piil croire qu'il éeliappcrait à l'arl satirique. Pour certaines natures qui avaient lulté sous Louis-Philippe, les journées (le Février amenèrent un renouveau qui tira des cris d'enthousiasme du fond de plus d'une poitrine. Je me rappelle le mot d'un acleur considérable du mouvement de i8i8, que je renconlrai dans la rue : « L'horizon ne vous semble-t-il pas .igrandi? » me disait-il.
La vérité est que j'errais >ur les quais, ahuri i»af les rassemblements, les députa tions d'ouvriers, les (ambours qui, sans cesse remplissant la ville de bruit, favorisaient la flânerie chère aux artistes.
IJeaucou]) d'hommes de celle éjKMjiie crurent à
SDKNE DE \.\ VIE C.ON'Jl <iALl';
Dessin do Daumiei-.
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HISTOIRE dp: la CARICATURE MODERNE ICI
l'utopie égalitaire, et les plus sains néchapprirul pas à la fièvre du moment, ceux surtout qui, depuis longues années, nourrissaient en eux l'idéal de la République.
Daumier salua l'an premier de la nouvelle ère par une peinture.
Le ministre avait décrété un concours public à l'école des Beaux-Arts, pour une figure symbolique de la République. Mais quelle exhibition! C'étaient des Républiques roses, vertes, jaunes; des Républiques entourées des attributs de 89 : chaînes brisées, triangle égalitaire, faisceaux, table de la loi; des Républiques en robe de soie, en robe de chambre, en habits de garde national.
Les artistes crurent na'ivement que le mot de eoncoiirs suffît à tout, à donner du talent, à faire germer l'enthousiasme. Aussitôt l'ordonnance parue au Moniteur qui décrétait qu'une figure-type serait choisie entre toutes, les peintres se mirent à la besogne.
— Allons, dégrafe ta robe, dirent-ils à la première fille venue, brandis une pique, mets le bonnet rouge sur le coin de l'oreille.
Au milieu de ce concours ridicule, qui pouvail remarquer une toile simple et sérieuse?
Une femme assise porte deux enfants suspendus à ses mamelles. A ses pieds, d'autres enfants lisent; traduction, de la belle devise : la République nourrit ses enfants et les instruit.
im HISTOIRp]
Le peintre do ce symbole était rhonime qui, plein (le foi dans la République naissante, avait remisé son crayon railleur.
Il n'obtint pas le prix : il s'appelait Daumier!
L'artiste exposa encore, au salon de 1849, une libre interprétation de La Fontaine, le Mpiniie}',Hon Fi/s et l'A/ip; un prétexte pour peindre trois joyeuses maritornes, qui s'égosillent de rire à regarder l'âne se prélassant comme un archevêque. Dans cette peinture étaient dénotées clairement les admirations flamandes (flamandes à la .Tordaens) du caricaturiste.
A cette époque, le maître, préoccupé du grand, esquissait de folles rondes de Silènes et tentait également de vastes compositions religieuses; mais il était facile de constater les inquiétudes de son pinceau s'épuisant en retours et retouches inutiles. Daumier eût dû peindre ses tableaux du premier coup, en un jour, s'imposer de ne pas les revoir et transporter sur la toile sa prestesse de crayon.
Combien sont dangereuses les aspirations d'un artiste à sortir du cercle oii l'a enfermé la naturel Sujets religieux et mythologiques n'étaient pas du domaine de l'homme qui a tant observé la physionomie moderne.
Peindre avec un pinceau, à quoi bon quand le crayon peint si puissamment? La couleur tient-elle uniquement à des combinaisons de tons? Ce grand coloriste, rien qu'avec du noir et du blanc, était u)i
DK LA CARI GATT RE M ODER M';
Proiuéthéc déchiré par le vautour de l'arl. Dans ses rêves, Rubens devail sans cesse lui apparaître cl 1 e faire souffrir.
Mais n'est-ce pas le propre des satiriques de traîner leur génie comme un boulet? La triste fin d'un Swift, d'un Hoffmann, montre quelles pensées cul
santés sont cousues à leur essence , dans quelles passions ils cherchent à les oublier et comment ils payent ces passions et ces qualités.
Le pinceau de Daumier longtemps se refusa à rendre nettement ce que son crayon enfantait avec tant de spontanéité. Des gnomes malfaisants salissaient les tons de la palette et remplissaient de
brouillards la toile oîi devaient s'ébattre le soleil cl la lumière.
Ils sont longs el pénibles les efforts des honnnes, même ceux qui nativement sont les mieux doués, pour tirer quelque chose de leur fonds : là oii de riches moissons récréent la vue, le laboureur n creusé dans un sol rebelle plus d'un sillon.
Ce ne fut guère qu'en 1860, après quelques années de fatigues, ipie le peintre se dôbarr.issa de ces entraves et put rendre la vie contemporaine par de vifs et gais fusains colorés.
Il a clé loiiguemont parlé de l'artislo jns(|irici, médiocrement de l'homme. C'est qu'à vrai dire la \ie de Daumier fut toute d'intérieur, que larlislc ne laissera pas de longs récits de voyage et qu'il n'est pas de ces êtres prétentieux qui expliquent leur conception, l'analysent, la traînent dans les journaux et en font au besoin une profession de foi.
La biographie de Daumier gît dans son œuvre Tout est pensée et méditation chez de tels hommes qui regardent passer la foule, étudient les passions et les vices d'après les traces qu'ils laissent sur le masque, et, timides, craignent de se mêler ;iux masses.
J'aurais pu dire les débuts de la vie de l'arti.ste, ses années de jeunesse oii, dans la maison de> nourrices du faubourg Saint-Denis, Daumier logeail en compagnie de Cal)at, de Diaz, de Jeanron, tous,
BIKûU'il b.
à l'exception de ce dernier, plus préoccupés de couleur que de démocratie.
Peut-être le public eùt-il désiré être initié à l'intérieur du caricaturiste; mais si je dis qu'il est marié depuis lungleraps à une honnête femme qui n'a laissé entrer à la maison ni bahuts, ni cuirs di^
Cordoue, ni singes, ni hiboux, no désilliisionnol'iii-jo pn> les braves gens qui veulent voir dans loul artiste un personnage fantasque habillé dun pourpoint rouge et arborant à son chapeau un plumet romantique?
Qui voudra se rendre compte de l'extérieur de riiuunne le trouvera presque à chaque page de son
œuvre, oij il a donné de vagues croquis de sa personne, bonhomie, insouciance, sans-façon, nez au vent; mais ce qu'il na pas rendu, c'est son regard fm, des yeux pénétrants inspirant si peu de défiance, que Daumier peut passer une nuit dans un poste de gardes nationaux, sans que ceux-ci redoutent la présence d'un si dangereux compagnon.
.l'aurais pu montrer le caricaturiste descendant de son atelier dans les salons somptueux de l'hôtel
Pimodan, où vers 1848 la plupart dos artistes de l'île Saint-Louis se réunissaient pour entendre les quatuors des grands maîtres de rAllemagne. Quelquefois contre un panneau se profilait la figure mélancolique
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de Delacroix, et là j'ai été témoin de la profonde sympathie flu peintre de Faust pour l'auteur de YHistoirc ancienne.
Si plus tard les héritiers de Delacroix trouvèreni dans un de ses nombreux portefeuilles des cruquis d'après les liaiiineura de Daumier, cela n'a pas étonné les admirateurs des deux maîtres.