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PRÉFACE IX

C'est un art grossier, cynique, un art sans art, curieux pourtant comme expression des sentiments de révolte d'un peuple qui s«î réveille.

Du onzième jusqu'à la fin du dix-huitième siècle, je constate de curieux monuments laissés par la caricature, je ne vois pas le caricaturiste.

Le peuple n'a pas encore choisi un défenseur hardi, en lui disant : « Tu seras roi. »

Le premier roi fut un Anglais, homme puissamment organisé, peintre et moraliste, Hogarth, le véritable père de la caricature qui, ce jour-là, élevée par un grand artiste, put inscrire le nom de son initiateur à côté de ceux de Fielding et de Swift.

Cet homme de génie, dont les compositions compliquées appartiennent autant à la littérature qu'à la peinture, ne trouva de successeur ni en Angleterre ni en France. Gillray, Rowlandson, les Cruikshank ne le firent pas oubher; et en France, Debucourt, Carie Ver-

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