‹ Histoire de la caricature moderneChapitre 36 sur 42 · PROJET DE MONUMKNT A ELEVER A EA MÉMOIRE DE M. PRITDHOMME · texte numérisé non relu

PROJET DE MONUMKNT A ELEVER A EA MÉMOIRE DE M. PRITDHOMME

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DE LA CARIGATURK MODKRXK m)

dix-huitième siècle et IVloquence révolutionnaire n'ont point encore passé sur eux.

Une fois ces deux firands faits accomplis, une fois disséminées à pleines mains ces formes et ces idées sans contrôle et sans contrepoids, Jocrisse et Jeannot en reçoivent au hasard l'empreinte et l'influence, et arrivent à une moyenne bizarre oii le bon sens se mêle à l'absurde, la vanité à la timidité, les leliefs les plus extravagants aux expressions les plus plates. Celte moyenne, c'est Prudhomme : et tous les ouvrages publiés par Henry Monnier : pièces, livres, nouvelles y ont apporté leur coup de pinceau, leur détail, leur correctif, leur vocabulaire et leur physionomie '.

Moiis/'r'ur Prudhnn}))w fit dispjirnîtro los figiiros de Mayeux ot do Robert Macaire. A son tour, le représentant de la bourgeoisie a fait son temps, et je me demande qui nous rendra une autre figin*e comique, rien n'annonçant la venue de types populaires particuliers.

On ne s'improvise plus aujoiUMVliui dieu ou apôtre comme il y a trente ans, et les ligures grotesques de la même époque ne semblent pas avoir laissé de germes héréditaires.

Quelques esprits chagrins, de ceux qui veulent rendre la France complice de leurs ennuis, expliquent l'absence des dieux, des excentriques et des grotesques par l'absence du rire. Nous oublions/ momentanément de rire, dominés par des recherT* ches de plus d'une nature; mais rien n'est perdu. Ce sont là des repos et des évolutions auxquels est habitué l'esprit français 2.

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