‹ Histoire de la Cathédrale de Poitiers (volume 2)Chapitre 10 sur 98 · II · texte numérisé non relu

II

GoogI(

de rente, qu'il mil à la œllation des prévois ses suœosseurs. Quelques autres dévotiom furent encore instituées par lui en la même église : la première, à l'autel de Sainte- Madeleine-la-Grande; la deuxième, à celui de Notre-Damedu-Tronc •; la troisième, à celui de Saint-André; la quatrième, à celui de Sainte-Madeleine-la-Pelite '. Nous retrouverons toutes ces chapelles et les autres qui s'établirent jusque vers 1550, lorsque, parvenus à cette époque , il nous faudra visiter la basilique dans toutes ses parties. D'ici là nous n'aurions sur ces détails accessoires que des notions obscures et trop incomplètes.

Les chanoines avaient le droit d'élire leur sépulture dans réglise , et les ordres mendiants étaient tenus d'envoyer à leurs obsèques quatre de leurs religieux, en mémoire du bien que le Chapitre avait fait à leurs maisons. Nous avons vu aussi ^ que les coustres et autres serviteurs étaient inhumés dans le parvis. Comme ce droit de sépulture dans l'intérieur de l'édifice aurait pu s'épuiser bientôt, faute de place, on avait prélevé un léger péage sur cette distinction , et ceux qui étaient trop pauvres pour l'accepter trouvaient leur lieu de repos dans le cimetière commun du Chapitre, qui flanquait le côté septentrional du monument. C'était donc aussi tout près de leurs frères qu'ils attendaient le jour de la résurrection éternelle.

Un des plus anciens dignitaires inhumés dans l'enceinte sacrée est Pierre-Raymond d'Aux , neveu d'Arnaud, qui, d'abbé de Notre-Dame-la-Grande , devint

' De TVtiMco. Le grand chantre y allait prendre et déposer son bâton canloral.

* D. Font., t. LIT, p. 242.

• ^''vol. ,2«pai'l. ,ch. X.

GoogI(

doyen de Poiliers en 1334 , et mourut en 1336. Fondateur (le la chapelle de Notre-Dame-des-Gésines, qu'on voyait sous une des trois arcades du jubé, du côté de la porte St-Jean, il voulut y être enterré. Déjà, en 1327, y avaitélé placé son frère Guillaume^ mort sous-chantre de notre Chapitre. Plus tard, en 1 357, mourut aussi Fortius d'Àux, frère aloé des deux précédents, et, comme eux, neveu du cardinal, auquel il avait succédé sur le siège de saint Hilaire. Ce fut une inhumation de plus dans cette même chapelle, qui leur devint ainsi un tombeau de famille. Fortius avait contribué d'ailleurs à la chapellenie; Pierre-Raymond semblerait avoir fait la dépense de l'autel. Nous ne savons en quoi Guillaume y pourvut. Toujours est-il qu'on avait peint les portraits des trois personnages sur le mur d'élévation du jubé , et au--dessous de chaque figure on lisait une inscription à la mémoire de chacun d'eux. Quoiqu'il soit évident, par le texte de la première, qu'elles furent placées toutes trois après la mort de l'évéque Fortius, c'est-à-dire au plus tôt en 1357, nous les rapportons toutes ici, comme n'étant guère intelligibles séparément.

Et d'abord épitaphe de Guillaume ;

ISTIVS ECCLESLE SVCCENSOR G. FVIT ISTE

CVIVS FONS \EmM MISERERE , PRECOR, BONE CHRISTE.

ECCE TRIVM FRATRVM PICTVRAS, ECCE FIGVRAS.

DEPRECOR, HAS PONE , DEVS IN GOELI...

ANNO MILLENO TER CENTVM TERQVE NOVENO

MORS 9VA NEMPE DIE FESTVM FVIT AMTE MARLE '.

' Gaîilaume que vous voyez ici fut sous-chantre de cette église. 0 Christ plein de bonté et source de pardon , je vous en conjure, ayez pitié de lui. On voit ici les figure» peintes des trois frères. Je vous prie ,

GopgI(

Guillaume dut mourir le 1 4 août , die ante festum Mariœy car il est supposable que ces mots désignent ici la fête principale de la sainte Vierge.

2* Epitaphe dans Tordre des dates :

PETRVS RAYMVNDl FVGIENS A LIMITE MVNDI ,

MENTE SVA SANVS ,* PICTAVIS QVIPPE DECANVS

Page 1